Retour

Jean Tremblay défend son projet d’abolir quatre postes de conseillers

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, s'est présenté devant la Commission parlementaire sur l'aménagement du territoire mercredi pour tenter de convaincre Québec d'abolir quatre sièges d'élus à la table du conseil municipal.

Un texte de Véronique Dubé

Dans son mémoire, Jean Tremblay précise qu'il refusait de réduire la taille du conseil avant le mandat en cours pour une question d'émotivité. Il qualifie les 15 dernières années de « période de transition laborieuse » à la suite de la fusion de février 2002.

Jean Tremblay pense que le temps est à présent propice à le faire, puisque « maintenant, les réactions subjectives du début n'ont plus cours. » Il écrit « qu'il fallait rassurer les populations des villes fusionnées en leur disant qu'elles seraient traitées avec équité dans tous les domaines de la fiscalité municipale et des services ».

De plus, le maire Tremblay pense que chaque conseiller municipal a moins de tâches qu'avant puisqu'il est « davantage conscient des exigences liées à son travail, il devient ainsi plus efficace et imputable ».

Dans le document qui sera déposé devant les parlementaires, l'unique argument économique du premier magistrat s'appuie sur les autres grandes villes du pays. Pour lui, il est insensé que la Ville de Saguenay compte 19 conseillers, alors que celle de Vancouver en a 10. Il avance que « la comparaison devient encore plus évidente lorsqu'on porte notre regard vers les villes américaines les plus importantes ». M. Tremblay ne précise cependant pas combien la ville économiserait en abolissant quatre sièges.

Questionné sur les réactions suscitées par le projet de loi, le maire Tremblay a rappelé que la proposition avait été approuvée par 14 des 19 conseillers municipaux en août 2015. « Je n'ai pas vu de critiques de citoyens là-dessus. Ou en tout cas, c'est très faible, a-t-il ajouté. Et je pense qu'à 15, il y a moyen de faire un travail qui soit efficace pour nos citoyens. Un conseil d'administration qui est trop nombreux dans une compagnie, c'est plus lourd à administrer. À 15, une ville semblable à nous autres quand on regarde les autres, je pense que c'est plus sain. Ça m'apparaît plus dynamique. »

Consultations réclamées

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales et député de René-Lévesque, Martin Ouellet, a indiqué en ouverture de la commission parlementaire que le Parti québécois n'est pas contre la proposition de redécoupage, mais qu'elle devrait être soumise à une consultation publique de six mois.

La chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, a pour sa part mentionné qu'elle approuvait l'idée de diminuer le nombre de conseillers municipaux, mais elle a exprimé son désaccord avec le processus adopté par le conseil municipal de Saguenay depuis les derniers mois.

« La proposition déposée est carrément illégitime, a-t-elle souligné. Elle a été présentée sans que jamais aucune consultation, autant au niveau des élus que de la population que des personnes intéressées du milieu ait pu être consultés. Donc ce projet de loi est carrément une entorse à la démocratie. »

Selon le conseiller Luc Boivin, il faut que le projet de loi soit adopté pour que la greffière puisse amorcer des consultations parce que la Ville a besoin d'une dérogation pour maintenir les trois arrondissements dans le redécoupage. « Le processus de consultation va être fait, mais au préalable, il faut que vous acceptiez le nombre de conseillers et le maintien des arrondissements », a-t-il précisé.

La conseillère Julie Dufour, Laval Gagnon, Jacques Pelletier, Michel Roche sont parmi ceux qui ont présenté des mémoires.

 

Plus d'articles

Commentaires