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Jean Tremblay se dissocie du projet de téléphérique à Saguenay

Le maire de Saguenay se dissocie complètement du projet de téléphérique devant relier la Pulperie de Chicoutimi et la zone portuaire.

L'idée a été proposée par le directeur de la Pulperie de Chicoutimi, Jacques Fortin. Le projet est évalué à 4,5 millions de dollars.

Pourtant, Jacques Fortin avait mentionné que l'idée avait obtenu l'approbation du premier magistrat, ce que ce dernier dément avec énergie. Jean Tremblay confirme qu'il en a été question dans une discussion de corridor, mais qu'il n'a jamais donné son aval officiellement.

Jean Tremblay soutient que les citoyens « demandent d'avoir des rues bien déneigées, de pouvoir marcher l'hiver, et d'avoir des équipements bien entretenus », bien avant la mise en place d'un téléphérique.

Même son de cloche de l'Équipe du renouveau démocratique

L'Équipe du renouveau démocratique (ERD) est d'accord avec le maire Tremblay. La conseillère Josée Néron affirme qu'il y a autre chose à faire à la Pulperie de Chicoutimi, comme la mise en valeur du jardin des vestiges, ainsi que la conservation des ruines et des bâtiments.

Selon Mme Néron, les citoyens de Saguenay ont indiqué lors des consultations budgétaires menées par l'ERD que le contexte financier actuel n'était pas favorable au projet de téléphérique.

« Tout ce qui a trait aux grands projets, les gens veulent que la Ville mette la pédale douce, d'arrêter ça, soutient Josée Néron. De s'occuper plutôt de nos rues, de nos trottoirs, de nos égouts, de nos aqueducs, de nos pistes cyclables et de mettre ces grands projets-là en veilleuse. On reste une ville quand même assez endettée. »

De son côté, le président de la Pulperie de Chicoutimi, Jérôme Gagnon, dit avoir appris la nouvelle dimanche dans les médias. Il assure que le conseil d'administration n'a pas donné de mandat à son directeur général, Jacques Fortin, pour le projet de téléphérique.

Même si le sujet risque d'être discuté lors de la réunion du conseil d'administration, mercredi soir, Jérôme Gagnon réitère sa confiance en son directeur général.

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