Jonathan Ouellet était de retour en cour, mercredi matin, pour son enquête caution. L'homme fait face à une kyrielle d'accusations, dont séquestration, agression sexuelle causant des lésions, voies de fait armées et menaces de mort.

Son avocat, Louis Belliard, avait trouvé un ami prêt à le prendre sous son aile s'il était remis en liberté. Celui-ci s'engageait à le faire travailler à Fermont, dans l'une de ses entreprises, et à veiller à ce qu'il se comporte correctement en s'assurant qu'il respecte ses conditions.

Cependant, la procureure des poursuites criminelles et pénales, Sabrina Tremblay, s'est vivement opposée à la remise en liberté de l'accusé.

« Étant donné les antécédents judiciaires de monsieur, la gravité des infractions qui lui sont reprochées dans ses nouveaux dossiers, pour nous, c'était évident qu'on ne pouvait pas consentir à ce que monsieur soit remis en liberté. »

La juge Sonia Rouleau a choisi de laisser l'accusé en prison pour le reste des procédures judiciaires. Pour elle, la preuve concernant l'événement est accablante. Elle estime que le public aurait été choqué par la remise en liberté de Jonathan Ouellet.

Circonstances

En août 2015, Jonathan Ouellet et un complice auraient enlevé le nouvel ami de l'ex-conjointe de Jonathan Ouellet. Ils l'auraient ensuite amené de force à Saint-Jean-Vianney. C'est dans ce secteur que Jonathan Ouellet aurait tenté de l'étrangler avec une corde avant de lui lacérer le pénis avec un couteau.

Les deux complices seraient ensuite retournés à Chicoutimi-Nord et auraient forcé la victime à retirer de l'argent dans deux guichets automatiques différents. Ils sont par la suite allés reconduire le jeune homme chez lui en lui demandant de se taire. C'est son père qui a porté plainte pour lui.

Le complice a plaidé coupable il y a quelques mois. De son côté, Jonathan Ouellet est détenu depuis l'événement.

Il possède une longue feuille de route en matière de violence et il a déjà purgé des peines d'emprisonnement.

« En fait on parle d'une première peine en 2008 de cinq ans de pénitencier et par la suite, en 2012, une peine de 42 mois et neuf jours de détention lui avait été imposée pour des crimes de nature similaire », explique la procureure Sabrina Tremblay.

Jonathan Ouellet compte une vingtaine de violations d'engagement.

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