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Josée Néron accuse Jean Tremblay de l’avoir intimidée

La chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) Josée Néron soutient que le maire de Saguenay a déjà tenu des propos vulgaires à son endroit et que l'intimidation est monnaie courante dans les coulisses de l'hôtel de ville.

Mme Néron a dénoncé la situation sur les ondes d'une station de radio privée, en voulant être solidaire des victimes de harcèlement et d'agressions sexuelles.

« J'avais simplement demandé M. le maire, pouvez-vous me confirmer que le budget de l'ERD va être reconduit pour 2015, a raconté Josée Néron. Il m'a répondu : t'es juste une grosse vache et tu cherches juste le kodak. »

Réplique de Jean Tremblay

Le maire Jean Tremblay a toutefois rapidement démenti les allégations de la chef de l'Opposition.

« Quand elle dit que c'est paroles contre paroles, non non, c'est menteur contre franc, affirme M. Tremblay. Il y en a un des deux qui ment, c'est impossible. C'est inimaginable d'aller jusque-là, je ne pensais pas que c'était possible.

Jean Tremblay songe à entreprendre un recours contre Josée Néron pour atteinte à sa réputation.

Problème répandu à l'hôtel de ville

Josée Néron déplore toutefois que la tempête déclenchée par sa déclaration éclipse un problème d'intimidation beaucoup plus grave à l'hôtel de ville. « Est-ce une insulte, de l'intimidation, des jugements? Ce que j'ai relaté hier, c'est une série d'interventions », dit-elle.

Quant à l'éventualité d'un recours judiciaire, la chef de l'ERD dit ne pas craindre les poursuites et désire tourner la page.

La conseillère indépendante Julie Dufour ajoute que plusieurs personnes ont été la cible des propos vindicatifs du maire.

« Pensez à certains animateurs de radio, des journalistes récemment qui se sont fait traiter de cruches, Mme Benhabib, des citoyens, des fonctionnaires, c'est une pratique courante, souligne Julie Dufour. M. Tremblay a la fâcheuse habitude d'attaquer la personne plutôt que le propos. »

En décembre 2014, le Collectif citoyens pour la démocratie avait lancé une pétition en ligne pour dénoncer les propos méprisants du maire Jean Tremblay envers trois conseillères municipales. L'organisme avait recueilli plus de 2270 signatures.

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