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Karine Trudel prise dans le tsunami d’une fausse nouvelle

Une vague a déferlé lundi sur la députée néodémocrate de Jonquière. Karine Trudel a dû démentir la rumeur lancée par un chroniqueur politique de LCN qui avançait qu'elle quitterait la scène fédérale afin de se présenter pour la CAQ. Une information qui s'est propagée à grande vitesse sur les médias sociaux.

C’est l’analyste politique Luc Lavoie, qui a été l’attaché de presse de l’ancien premier ministre conservateur, Brian Mulroney, qui a lancé cette information lors de l’émission La Joute à LCN.

Il a affirmé que, selon ses sources, la députée NPD de Jonquière Karine Trudel se présenterait pour la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Jonquière à l’élection générale au Québec à l’automne.

Du NPD à la CAQ, « toute une information et tout un bond », a répliqué un autre chroniqueur de La Joute, l’ancien ministre péquiste Bernard Drainville.

Karine Trudel dément, mais le mal est fait

Cette information erronée a mis Karine Trudel dans l'embarras et semé le doute sur son intégrité. La toile s'est emballée. Une avalanche d'appels téléphoniques, de courriels et de textos attendait la parlementaire qui entend demeurer députée du NPD à Ottawa jusqu’à la fin de son mandat en 2019.

À la CAQ, on dément catégoriquement que Karine Trudel passerait dans les rangs du parti de François Legault. On affirme que personne au parti ne l’a approchée et qu’il n’y a eu aucune discussion avec la députée fédérale de Jonquière.

Même après que Karine Trudel eut rapidement démenti l'information sur Twitter, le doute était semé dans l’esprit du public. Son équipe a dû remettre les pendules à l'heure, puisque les appels de citoyens inquiets continuent d'affluer.

La vitesse des médias sociaux

Une situation qui n’est pas étonnante selon l’édimestre à Radio-Canada, Jessica Prescott, puisque les fausses nouvelles se propagent six fois plus vite que les nouvelles véridiques.

« Le problème, c'est que les fausses nouvelles sont beaucoup plus choquantes, plus sensationnelles que les nouvelles traditionnelles. Donc, il y a beaucoup moins d'intérêt pour les gens à partager un démenti, qu'à partager une nouvelle qui va choquer ou aller chercher les gens un peu plus loin », explique Jessica Prescott.

En fin de journée mardi, le chroniqueur à l'origine de ce fâcheux épisode a finalement admis son erreur, en déclarant avoir été induit en erreur par ses deux sources d’information et qu’on ne le reprendra plus. Il s’est dit désolé.

La principale intéressée pense que plusieurs personnes devraient en tirer une leçon.

« Lorsqu'on est en politique il y a souvent quelques rumeurs, mais lorsque ça vient atteindre une histoire aussi importante que de quitter ce pour quoi les gens nous ont élus, j'espère qu'à l'avenir il [Luc Lavoie] va faire les vérifications adéquates », estime la députée Karine Trudel.

D’après le reportage de Priscilla Plamondon Lalancette

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