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L’adoption du registre des armes à feu fait vivement réagir

L'historienne Russel Aurore Bouchard est en colère contre le gouvernement du Québec, qui a adopté, jeudi, le projet de loi 64 sur l'immatriculation des armes à feu.

Militante de la première heure contre ce projet, l'historienne accuse le gouvernement d'avoir cédé aux pressions des chefs de police et des féministes. Elle maintient qu'un tel registre est totalement inefficace contre les actes de violence, et que le Québec sera le seul endroit en Amérique du Nord qui ira à l'encontre du bon sens.

« Ils ne font que réagir à des mouvements de pression qui n'ont pas nécessairement l'ascendance du public », mentionne-t-elle.

Elle accuse aussi les journalistes d'avoir été complaisants à l'égard de ceux qui faisaient la promotion du registre des armes à feu.

Manuel Kurtness défend la registre

Pour sa part, le chef cuisinier autochtone Manuel Kakwa Kurtness est totalement d'accord avec le registre.

Il rappelle que le Québec est une société de droit, ce qui exige un encadrement, et que c'est le rôle du gouvernement d'intervenir. Lui-même amateur de chasse comme Russel Aurore Bouchard, il trouve tout à fait normal d'inscrire son arme à feu dans un registre.

Il cite en exemple la communauté de Mashteuiatsh, où un code de pratique a été mis en place il y a longtemps pour pouvoir encadrer les chasseurs et les aider à poursuivre leurs activités traditionnelles. Il explique qu'au début, les gens se sont sentis brimés et ont été choqués d'une telle démarche. Le choc a finalement passé.

« Aujourd'hui, indique-t-il, les gens ont accepté et participent à ce genre d'encadrement. Ils trouvent ça normal. »

Il croit que ce sera la même chose pour le projet de loi adopté jeudi.

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