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L'aventure concluante de l'école à la maison chez les Leboeuf

Le choix de faire l'école à la maison m'a toujours paru incompréhensible. Moi qui me suis bien développée dans le système public, j'y voyais plus de pertes que de gains possibles.

Une chronique de Catherine Doucet

Un froid mardi de janvier, je me suis présentée à la ferme des Leboeuf à Saint-Augustin. Le père, Serge, m’avait raconté que deux de ses trois enfants avaient fait l’école à la maison. À quoi pouvait bien ressembler cette famille qui a fait ce choix hors-norme?

En poussant la porte de la petite maison, j’ai été accueillie avec chaleur, calme et bienveillance. J’ai senti qu’on aurait une belle conversation. Plus tard, plusieurs de mes idées préconçues sont tombées. C’est un rêve pour plusieurs enfants d’éviter l’école, mais j’ai toujours cru que rien ne pouvait arriver à la cheville du système scolaire.

J’ai mieux saisi ses propos en rencontrant Lauréanne et Jude, de jeunes adultes étonnamment matures et posés. Ils ont réussi les examens du ministère de l’Éducation et ont obtenu leur diplôme de 5e secondaire.

Voyez comment la famille Leboeuf a vécu l'expérience de l'école à la maison :

En discutant, j’ai aussi appris que la famille s’est entourée d’amis avec des connaissances en pédagogie et d’un groupe de familles qui faisaient l’école à la maison et qu’ils voyaient plusieurs jours par mois afin que tous socialisent.

Comme contaminée par l’enthousiasme de cette famille, aussi tissée serrée qu’ouverte aux autres, en ressortant de la maison je trouvais que l’idée de l’école à la maison n’était pas si farfelue. Sans me convaincre que c'est un meilleur choix que le système public, les Leboeuf m’auront fait voir ce mode de vie comme une avenue réaliste… mais pas pour toutes les familles.

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