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L'éventuelle expansion de l'aluminerie de Sept-Îles sème la grogne au Saguenay

Rio Tinto, qui détient 40 % des actifs de l'aluminerie Alouette, pourrait implanter la technologie AP60 à Sept-Îles pour la troisième phase d'expansion de son usine. La multinationale analyse présentement les résultats d'une étude de préfaisabilité pour un projet d'expansion.

Mais cet investissement éventuel de deux milliards de dollars crée une vague de mécontentement dans la région, alors les phases 2 et 3 de l'usine AP60 du complexe de Jonquière se font toujours attendre, et que les salles de cuves précuites du complexe de Jonquière doivent fermer d'ici 2020. Plusieurs comptent ainsi sur l'expansion de l'usine AP60 pour préserver les 1000 emplois reliés à l'aluminerie Arvida.

« C'est choquant et en même temps insultant d'entendre ça et d'oser le mentionner et de dire qu'il y aurait 260 cuves à Sept-Îles quand on sait que la plateforme est exploitée et développée à Jonquière », réagit Alain Gagnon, président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida.

« Il faut que ça se fasse obligatoirement ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour avoir un usine de remplacement, pour garder nos emplois », affirme de son côté Serge Simard, député libéral de Dubuc. « Il faut mettre la machine en marche pour s'assurer d'avoir ces investissements là », ajoute-t-il.

Rio Tinto a indiqué par voie de communiqué que le projet d'expansion de l'aluminerie Alouette n'est qu'à l'étape « très préliminaire » des études de préfaisabilité, et que rien n'a encore été décidé ni sur la réalisation du projet, ni sur la technologie qui sera utilisée.

La multinationale indique que « les phases 2 et 3 de l'Aluminerie Arvida, Centre technologique AP60 avancent également en mode préfaisabilité », ajoutant que « ce sont toujours de bons projets pour notre entreprise, mais le contexte économique actuel n'est pas favorable. L'industrie de l'aluminium continue d'être difficile, avec des inventaires élevés et d'autres producteurs d'aluminium, comme la Chine, qui exportent dans les marchés nord-américains ».

Mais selon l'économiste Marc-Urbain Proulx, le marché de l'aluminium se porte mieux que ce qu'affirme Rio Tinto. « Le marché mondial de l'aluminium est très bon, notamment la demande est très forte et puis la productivité fait que les coûts de production baissent au Québec ». analyse-t-il.

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