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L'ex-vérificatrice générale de Saguenay dit avoir subi des pressions pour ne pas nuire au maire

L'ex-vérificatrice générale de Saguenay, Rina Zampieri, dit avoir subi des pressions de la direction et d'autres cadres de la Ville pour ne pas aborder l'état du réseau routier dans son dernier rapport afin de ne pas nuire au maire Jean Tremblay.

Dans une lettre envoyée aux autres vérificateurs de la province et dont Radio-Canada a obtenu copie, Rina Zampieri explique avoir réalisé deux mandats portant sur la pérennité du réseau routier et sur celle du parc immobilier, et qu'elle savait « pertinemment qu'il ne s'agissait pas de sujets qui feraient plaisir aux élus et à l'administration municipale ».

Selon Rina Zampieri, plusieurs annonces ont été faites de janvier à août pour des travaux qui n'avaient pas été budgétés, soit près du double de ce qui avait été voté au plan triennal 2016.

« J'ose espérer que c'est un peu grâce à l'imminence de la sortie de ce rapport et à la crainte de son impact que tant d'argent ait été investi en 2016 sur les routes de Saguenay! »

Le maire Tremblay affirme ne pas être au courant de pressions envers l'ex-vérificatrice

Au sujet des pressions évoquées par Mme Zampieri, le maire de Saguenay affirme ne pas savoir si tel est le cas.

En entrevue à Radio-Canada, le maire Jean Tremblay ajoute que le rapport rédigé par madame Zampieri est « très bien fait » et qu'« un rapport comme celui-là, c'est très utile pour nous parce que quand on demande des subventions, ça vient appuyer notre affaire. Ce n'est pas seulement nous [l'administration municipale] qui le disons, c'est une personne indépendante ».

Le maire Tremblay souligne qu'il était d'ailleurs dans le bureau du ministre des Transports mercredi afin de discuter d'investissements dans le réseau routier de la région. Il a alors demandé un plan de 25 millions de dollars pour financer les travaux routiers dans les rangs de la région, dont la moitié serait payée par Québec, et l'autre par la Ville.

Quant aux investissements dans le réseau routier qui n'étaient pas prévus, M. Tremblay affirme qu'« on fait ça presque chaque année. Il y a un plan triennal pour les rues principales, et après ça, on en rajoute, parce qu'au printemps, on s'aperçoit qu'il y a des rues brisées, et les conseillers viennent nous voir, et dans chaque quartier, il y a de la pression, c'est normal ».

Le maire Tremblay réfute donc que les travaux aient été faits en raison du rapport que la vérificatrice était en train de préparer.

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