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L’hôpital de Chicoutimi critiqué par la vérificatrice générale

La vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, se fait sévère sur l'état du bloc opératoire et des équipements de chirurgie à l'hôpital de Chicoutimi.

Un texte de Gilles Munger

Dans son rapport déposé mercredi à Québec, elle procède entre autres à l’analyse du fonctionnement des services de chirurgie de trois hôpitaux québécois, soit l’hôpital juif de Montréal, l’hôpital de Saint-Jérôme et l’hôpital de Chicoutimi.

Pour l’hôpital régional, Guylaine Leclerc constate que le bloc opératoire est vétuste, qu’une partie des équipements de chirurgie et de stérilisation a dépassé sa durée de vie utile.

Elle critique également le manque de fiabilité des données pour mesurer les délais d’attente pour les interventions chirurgicales dans les trois établissements. La vérificatrice générale constate par exemple que la date d’inscription d’un patient sur la liste d’attente opératoire est différente de la date de signature de la requête pour cette même intervention.

Extrait du rapport de la vérificatrice générale :

« De plus, dans le plan clinique de l’hôpital de Chicoutimi, l’organisation spatiale du bloc opératoire, de la salle de réveil et du secteur de la chirurgie d’un jour ne répond pas aux recommandations et aux critères de conception et d’aménagement du ministère.

Pour ces deux centres hospitaliers (Saint-Jérôme et Chicoutimi), le matériel stérilisé croise celui qui n’est pas stérilisé et les corridors sont encombrés de matériel.

Il existe donc des risques de contamination croisée et les déplacements dans les corridors sont plus difficiles ».

Et concernant les délais d’attente :

« Pour l’Hôpital de Chicoutimi, l’information inscrite dans le système SIMASS (Système d’information sur les mécanismes d’accès aux services spécialisés) est adéquate pour 22 des 40 requêtes analysées.

Pour les 18 autres requêtes, il y a des écarts ou encore l’information ne peut être validée, dont neuf requêtes sans date ».

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