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L’Université du Québec à Chicoutimi forme des étudiants en Tunisie

L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) accentue sa présence à l'étranger alors qu'une vingtaine d'étudiants basés à Tunis suivent une formation en informatique de gestion chapeautée par l'université régionale.

La Tunisie devient ainsi le 5e pays qui offre des programmes de l'UQAC, après la Chine, la Colombie, le Maroc et le Sénégal.

Le responsable des relations internationales à l'UQAC, Marc Gravel, explique que le principe de la délocalisation de programmes est devenu un modèle éprouvé par l'UQAC.

« C'est avec une université partenaire qu'on travaille, précise-t-il. Donc, on assume une partie des cours du programme par des professeurs de l'UQAC ou des professeurs québécois qui vont enseigner dans le programme et notre partenaire, on l'accrédite pour donner l'autre partie de la formation. »

L'UQAC travaille sur le projet en Tunisie depuis plusieurs mois, mais les récents bouleversements sociopolitiques ont ralenti les démarches.

Des représentants de l'UQAC se sont rendus sur place à la fin de l'été pour promouvoir le nouveau programme. Ils espèrent recruter une trentaine d'étudiants annuellement en Tunisie.

« Le plus difficile, c'est de s'établir une première fois et après ça, c'est le bouche à oreilles qui fait les choses assez facilement », souligne Marc Gravel.

D'autres projets de développement

L'UQAC compte quelque 3000 étudiants délocalisés actuellement, dont près la moitié en Chine. L'université avait déjà participé à des projets en Tunisie au début des années 2000, en lien avec le gouvernement canadien.

En plus de générer des revenus, la nouvelle antenne africaine pourrait éventuellement attirer des étudiants à Saguenay.

« Le fait qu'un 1er cycle ait été suivi à l'UQAC à l'étranger pourrait peut-être nous amener ces étudiants-là dans un 2e temps, éventuellement, vers une maîtrise à l'UQAC », croit le responsable des relations internationales à l'UQAC.

Le bureau des relations internationales de l'UQAC travaille activement sur d'autres projets l'étranger. Un partenariat pourrait se concrétiser cet automne avec une université du Chili. La direction aimerait aussi s'installer en France, d'ici la fin de 2016.

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