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L'UQAC veut faire la lumière sur la violence sexuelle

Le personnel et les étudiants de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) sont invités à rapporter les incidents de violence sexuelle qu'ils ont vécus ou dont ils ont été témoins.

Les professeurs, les chargés de cours, les cadres ainsi que les étudiants des universités suivantes sont interpelés pour un sondage d'un mois : l'UQAC, les universités du Québec à Montréal et en Outaouais, l'Université de Sherbrooke, l'Université Laval et l'Université de Montréal.

« On touche à plusieurs formes de violence sexuelle, dont le harcèlement, le cyberharcèlement, les menaces de viol, les attouchements non désirés, de façon à bien documenter la violence en milieu universitaire », explique la psychologue et professeure à l'UQAC, Jacinthe Dion.

Les résultats de cette étude inédite serviront de base pour élaborer une vaste campagne de prévention du harcèlement sexuel, cet automne.

La face cachée des coulisses universitaires

C'est une professeure de l'Université du Québec à Montréal, Manon Bergeron, qui a eu l'idée de lancer cette étude provinciale, l'an dernier.

Au début 2015, une enquête de CBC révélait que plus de 700 agressions sexuelles avaient été rapportées dans les universités et collèges canadiens en cinq ans.

Parmi les établissements québécois visés, plusieurs affirmaient n'avoir rapporté aucun cas de violence sexuelle en 2014.

« Nous voulons documenter le phénomène au Québec pour voir quelle est la fréquence de ces problèmes-là », souligne Jacinthe Dion.

Les conclusions du sondage seront publiées lors du congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas), qui se tiendra à Montréal au mois de mai.

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