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L’UQAC veut mieux outiller les étudiants pour affronter l’anxiété

L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) offrira bientôt des ateliers spéciaux afin d'aider les étudiants à mieux gérer leur anxiété. Les demandes d'aide pour ce type de problème sont en augmentation.

Un texte de Vicky Boutin

Les ateliers Korsa seront en place à l’automne. Il s’agit de quatre rencontres d’une durée de deux heures. Le programme est déjà instauré dans d’autres universités et les résultats sont concrets selon Julie Alain, travailleuse sociale à l’UQAC.

En entrevue à L’heure de pointe, Mme Alain a expliqué que l’anxiété et le stress de performance nuisaient à de plus en plus d’étudiants, surtout au premier trimestre.

Ces ateliers auront pour but de mieux les outiller pour faire face aux défis universitaires. L’importance d’avoir une vie équilibrée, de faire du sport, d’avoir une discipline personnelle et d’apprendre à demander de l’aide sont parmi les éléments les plus importants pour s’en sortir.

Problèmes de consommation

Avec ces trucs, peut-être que moins d’étudiants feront le choix de se tourner vers des médicaments ou autres substances pour régler leurs problèmes en classe.

Ces substances permettent notamment aux consommateurs d’avoir plus de concentration, d’être plus éveillés, et d’être plus performants. Le professeur Jean-Sébastien Fallu de l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal s’intéresse à la question depuis 20 ans. Il affirme que le phénomène s’est accru avec l’apparition des drogues de synthèse au début des années 2000.

Ce phénomène n’est pas très documenté selon M. Fallu, mais il est bien concret dans les établissements universitaires.

« Comme dans bien d’autres phénomènes, les institutions postsecondaires, jusqu’ici, ont relativement minimisé le problème et ne mettent pas en place beaucoup de campagnes », mentionne M. Fallu.

Le professeur croit au contraire que le problème devrait faire l’objet de plus d’intérêt pour sensibiliser les étudiants.

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