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La gestion du lac Saint-Jean préoccupe les élus et les riverains

Des élus et des citoyens du Lac-Saint-Jean déplorent le fait que Rio Tinto ait écarté leurs recommandations dans les trois scénarios retenus pour protéger de façon durable le plan d'eau et ses berges.

Le comité des parties prenantes, dont font partie les élus des trois MRC, les Innus de Mashteuiatsh et les riverains, s'est offert une pleine page de publicité dans le journal Le Quotidien, samedi matin.

Alors que le présent décret arrivera à échéance à la fin de l'année, le comité presse le gouvernement de tenir des consultations du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) afin de faire entendre les propositions de ses membres.

Le président du comité et préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis, comprend mal cette ignorance de la part de la multinationale alors qu'il y a un consensus auprès de tous les utilisateurs du Piékouagami, selon lui.

« Dans toute l'histoire, lorsqu'on arrive à un bureau d'audiences et qu'on a l'assentiment de l'ensemble des parties, c'est pas mal plus facile de faire passer un dossier que sans avoir l'acceptabilité sociale », mentionne-t-il.

Le statu quo, tel que priorisé par Rio Tinto pour le renouvellement de son décret, ne satisfait pas les élus et les riverains qui réclament unanimement des changements. Plutôt que de réparer les dégâts à coût de millions de dollars pour le remplissage et la stabilisation des berges, la multinationale devrait prioriser, selon eux, un mode de gestion durable axé sur la prévention et incluant une légère diminution des niveaux d'eau.

« Avec les dommages qu'on a connus en 2012-2013, ça ne peut plus continuer », soutient Claude Duchesne du groupe Riverains 2000.

Le comité des parties prenantes espère que le BAPE tiendra une consultation sur la gestion du lac Saint-Jean l'automne prochain.

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