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La hausse du salaire minimum inquiète les producteurs agricoles

Le portefeuille de plusieurs travailleurs agricoles sera plus garni dès le 1er mai, alors que le salaire minimum passera à 12 $ de l'heure.

Cette hausse de 0,75 $ est la plus importante en 30 ans. La situation inquiète les producteurs agricoles.

« L'agriculture, on a des marges qui sont vraiment difficiles. Chaque année, c'est un combat parce qu'on raffine nos activités », explique Rébéca Rouleau, propriétaire des Serres Dame Nature et Herbes du lac.

Des inquiétudes également partagées par les producteurs de bleuets qui, depuis plusieurs années, voient leurs revenus diminuer en raison du bas prix du petit fruit.

« On a de plus en plus de main-d'œuvre étrangère qu'on paie au salaire minimum. Ça fait que ça change beaucoup l'impact que ça a sur notre masse salariale. Ça fait que oui, c'est très préoccupant surtout qu'on est dans une situation de marché où les prix sont assez bas. Ça arrive dans un timing un peu difficile pour nous », souligne René Saint-Pierre du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec.

Le directeur régional de la FTQ, Marc Maltais, estime plutôt que la hausse du salaire minimum aura un côté bénéfique.

« Maintenant, avec la rareté de la main-d'oeuvre qu'on a, particulièrement dans la région, je pense que l'augmentation salariale est non seulement un bon facteur d'attraction de la main-d'oeuvre, mais aussi de rétention », ajoute Marc Maltais.

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