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La pêche blanche sans permis du 1er décembre 2017 au 31 mars 2018 au Québec

La pêche hivernale pourra être exercée sans permis par les résidents du Québec du 1er décembre au 31 mars dans les zones de pêche 1 à 16, 18 à 21 et 25 à 29. La mesure a été annoncée vendredi par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs qui espère favoriser le développement de la relève et soutenir l'industrie liée à la pêche.

Un texte de Guillaume Rivest

En Abitibi-Témiscamingue, la nouvelle est très bien accueillie.

La présidente régionale de la Fédération des chasseurs et pêcheurs, Nathalie Dallaire croit que ça va susciter l'intérêt des gens pour ce sport d'hiver.

« L'utilisation durant la période d'hiver du poisson-appât mort peut parfois désintéresser les gens, dit-elle. Donc, ce qu'on va essayer de faire par cette mesure, qu'on salue, c'est de susciter l'intérêt et de faire en sorte que les gens soient plus enclins à aller à la pêche hivernale. »

Le président de l'Association de chasse et pêche de Val-d'Or, Jacques Cormier, pense que cette décision pourra faire plaisir à plusieurs personnes dans la région.

D'autant plus que, selon lui, l'augmentation du prix des permis de pêche est l'un des facteurs qui découragent la relève.

« Dans la région, il faut penser aux familles qui vont à la pêche sur glace. Il y en a plusieurs qui ont des cabanes à pêche. Souvent, il y'en a une ou deux personnes qui ont des permis de pêche. Il y a des visiteurs qui vont les voir qui n'ont pas de permis. Il n'ose pas pêcher parce qu'ils ne sont pas toujours légaux. À ce moment-ci, il n'y aura pas de contre-indication. Ils pourront pêcher aussi », dit-il.

Pour le pêcheur professionnel, David Gagnon Larivière, la pêche sur la glace est une activité presque quotidienne.

Il pense que cette mesure du gouvernement va favoriser la promotion de la pêche sur glace, un sport qu'il juge méconnu.

« Ce n'est pas un sport qui a tant de promotions que ça de fait comparativement à des stations de ski ou des trucs dans le genre, côté plein air. La pêche sur glace, ce n'est pas tout le monde qui peut la pratiquer. Ils redonnent un petit vent de renouveau au sport et ils pourront redonner le goût aux gens d'aller dehors et de pratiquer ce sport-là », explique David Gagnon Larivière.

Selon une étude préparée pour le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, la pêche a généré des retombées économiques de près de 35 millions de dollars en 2012 en Abitibi-Témiscamingue.

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