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La STS n’offre plus le transport le midi à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay

La rentrée scolaire entraîne des changements d'habitudes pour quelque 350 élèves des écoles secondaires de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay qui seront forcés de dîner à l'école, faute de transport scolaire.

La Société de transport du Saguenay (STS) a décidé de ne plus offrir le service durant l'heure du dîner après avoir perdu un contrat évalué à 250 000 $ avec la commission scolaire, au printemps.

« Étant donné la perte de revenus importante, ce service-là aussi avait un coût, explique le directeur général, Jacques Munger. Pour être capable d'en sortir avec pas trop de problèmes au niveau des pertes de revenus, on est dans l'obligation d'abandonner ce service-là. »

La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay devient donc la deuxième, après celle du Pays-des-Bleuets, à ne plus offrir de transport scolaire le midi.

La porte-parole de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Hélène Aubin, précise que l'organisme n'a pas l'obligation d'offrir le service. Elle assure que les écoles secondaires sont en mesure d'accueillir des élèves supplémentaires à l'heure du dîner.

« On va ajouter des micro-ondes. On parle de six à huit micro-ondes qui seront ajoutés à Charles-Gravel, mentionne Mme Aubin. On a aussi la section A, qu'on a complètement rénovée, où on a déjà des tables supplémentaires, des prises sont ajoutées et des micro-ondes placés là également. »

Pour les élèves, comme Juliette Fillion-Dugal, la fin du transport le midi entraînera une période d'adaptation.

« On pouvait prendre un break de l'école, puis on n'avait pas besoin de faire la file aux micro-ondes ou de se dépêcher pour laisser la place aux autres parce qu'il n'y pas assez de place à la cafétéria », souligne l'adolescente de troisième secondaire à la polyvalente Charles-Gravel.

La pause à l'heure du dîner était aussi synonyme de tranquillité d'esprit pour sa mère, Lisa Fillion. « Plus qu'il y a de monde, plus qu'il y a de chance qu'il y ait de la violence, ceux qui ne savent pas quoi faire, ils font des mauvais coups, alors je me disais que le temps qu'elles sont ici, elles sont occupées », dit-elle.

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