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La tordeuse des bourgeons de l'épinette continue de ravager les forêts de la région

Le nombre d'hectares touchés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette a triplé de 2012 à 2016 au Saguenay-Lac-Saint-Jean d'après les plus récentes données du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

La Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) a épandu un insecticide biologique sur 250 000 hectares il y a quelques semaines pour freiner la progression de l’épidémie.

Mercredi, la SOPFIM a récolté des échantillons au nord du Lac-Saint-Jean pour mesurer l'efficacité de l'épandage.

Les premiers résultats sont concluants.

« Présentement, on pourrait dire qu'on est rendu au climax de l'épidémie. On commence même à avoir un petit essoufflement. C'est peut-être une dent de scie, mais on peut dire que les agents de contrôle naturels commencent à prendre la relève », soutient Alain Bélanger, chargé de projets à la SOPFIM.

Un insecte qui coûte cher

La présence de cet insecte nuisible coûte cher à l'industrie forestière.

Pour la contrer, 1 % des forêts est traité annuellement.

Pour aider l'industrie forestière, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a émis certaines recommandations aux entreprises, notamment en les invitant à récolter rapidement les sapins touchés.

« On essaie de réduire la quantité d'essences vulnérables dans les peuplements pour que, lorsqu'on a aura une nouvelle épidémie, ce soit moins intense », avance le biologiste du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Therrien.

La SOPFIM estime que l'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette s'essoufflera d'ici cinq ans grâce à ses efforts et aux oiseaux et parasites qui s'en nourrissent.

D'après les informations de Mélissa Paradis

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