C'est finalement l'option du bac brun qui a été retenue pour récolter les déchets organiques à Saguenay, selon ce qu'a appris Radio-Canada.

Le texte de Priscilla Plamondon Lalancette

La Commission du développement durable et de l'environnement en fera la recommandation lundi prochain au conseil municipal.

Saguenay évaluait aussi l’option du sac de plastique déposé dans le bac à ordures pour ensuite être ramassé par un robot au centre de tri.

Après une consultation populaire, un appel de mémoires et un débat public, la Commission du développement durable et de l'environnement a finalement tranché pour le bac brun.

La technologie des sacs représentait trop de risque.

« On parlait beaucoup de gestion du risque. On s’en va vers des choses qui sont nouvelles par rapport aux sacs. Il y avait trop de points d’interrogation qui font qu’au bout du compte, on a voulu recommander quelque chose qui était plus fiable » explique le conseiller Simon-Olivier Côté.

La Ville espère commencer la collecte des bacs bruns au printemps 2019, mais elle se laisse jusqu'en 2020 pour tout mettre en place.

« Toutes les municipalités du Québec prennent le virage alors est-ce qu’on va être capable d’avoir les bacs livrés à temps? Il y a beaucoup de choses encore qui s’en viennent devant nous », ajoute le conseiller Simon-Olivier Côté.

Une nouvelle bien accueillie

Le conseil municipal de Saguenay devra d'abord adopter la résolution lundi prochain. Mais déjà, l'organisme environnemental Eureko salue sa décision.

« Eureko est très content, mais tous les groupes en environnement on est content de cette décision. C’est la meilleure décision pour avoir un compost de qualité », souligne Simon Gagné, directeur général chez Eureko.

Traitement des matières organiques

La Ville devra aussi déterminer ce qui adviendra des matières organiques après la collecte.

L'entreprise Gazon Savard, qui fait du compostage depuis 1995 et qui exploite les gaz du lieu d'enfouissement sanitaire de Laterrière, se dit prête à gérer le contenu des bacs bruns même si, au départ, elle préconisait l'utilisation des sacs biodégradables.

« C’est une mine d’or pour la terre. On va chercher une matière qui était acheminée au site d’enfouissement qui à part de créer des gaz, ne faisait rien. Tandis que là, cette matière sera compostée et ce qui a été pris à la terre va être remis à la terre », explique Marcelle Tremblay, directrice recherche et développement chez Gazon Savard.

Reste maintenant à savoir quel procédé sera retenu pour traiter les matières organiques après leur collecte, soit la biométhanisation, soit le compostage ou encore un mélange des deux.

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