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Le BAPE veut savoir à quoi serviront les revenus générés par la centrale de la Onzième Chute

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) réclame diverses modifications au projet de centrales hydroélectriques sur la Onzième Chute de la rivière Mistassini avant d'en autoriser la construction.

Au terme des audiences publiques menées en janvier et février dernier, le BAPE remet en question le programme même des minicentrales.

Ainsi, peut-on lire dans le rapport, « la commission d'enquête conclut que, tout en reconnaissant l'engagement des partenaires du projet quant à l'utilisation des revenus qui seraient générés par sa réalisation, soit d'investir dans des projets structurants au bénéfice de la communauté, les règles de gestion, les critères de sélection des projets qui seraient financés ainsi que les mécanismes de reddition de compte et de suivi qui seraient nécessaires sont toutefois variables et peu définis et sont donc considérés comme insuffisants ».

C'est à ce titre, donc, que le BAPE réclame la mise en place de « mécanismes de reddition de compte et de suivis transparents et publics » afin de s'assurer que les revenus générés servent bien à la communauté selon les principes du programme.

Le rapport va plus loin en affirmant que, au-delà de ce seul projet, c'est le programme lui-même qui devrait être évalué afin de démontrer qu'il atteint ses objectifs de développement régional.

Le BAPE souligne également des inquiétudes au sujet de l'impact de l'aménagement de la centrale sur les frayères, ainsi que sur l'aspect visuel de la chute, ce qui pourrait avoir un effet sur le développement récréotouristique.

Enfin, le Bureau demande la mise sur pied d'un comité de suivi formé de représentants du milieu une fois le projet réalisé.

Le projet de centrale de la Onzième Chute sur la rivière Mistassini est défendu par la Société d'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, formé des Municipalités régionales de comté Maria-Chapdelaine et Domaine-du-Roy, des municipalités de Notre-Dame-de-Lorette et Girardville, ainsi que de la communauté innue de Mashteuiatsh.

Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, montre peu d'inquiétude face aux exigences du BAPE.

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