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Le camping d’hiver est-il à la portée de tous?

Camping ne rime pas toujours avec hiver, mais plusieurs personnes arrivent tout de même à l'accorder avec la saison froide. La journaliste Catherine Doucet a tenté l'expérience avec une petite famille. En plein milieu du mois de février, ils ont dormi dehors. Catherine dans un abri rustique composé de murs de neige et d'une bâche, Jean-Rémi et sa fille Laurence, six ans, dans une tente prospecteur, pour un peu plus de confort.

Toute l'équipe espérait une nuit glaciale, mais c'est plutôt un cocktail météo qui les attendait. Neige, vents, grésil et pluie étaient au rendez-vous. Le pire scénario météo possible aux dires de leurs guides : Marie-Camille, une étudiante, et Gilles, un professeur du baccalauréat en intervention plein air de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

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En camping d'hiver, je porte et j'apporte
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Le journal de bord de Catherine

14 h | Arrivée au parc de la Rivière-du-Moulin, dans l'arrondissement de Chicoutimi. Il neige. On monte la tente prospecteur qui abritera Jean-Rémi et Laurence.

15 h 30 | Depuis une heure, on construit les murs de l'abri dans lequel je passerai la nuit. C'est également dans ce lieu que nous cuisinerons le repas du soir, on prévoit un comptoir et une ouverture pour le réchaud. Le mercure monte tranquillement, c'est du grésil qui tombe maintenant.

16 h 30 | On met la touche finale aux abris, le poêle de la tente prospecteur est presque fonctionnel. Notre famille passera la nuit au chaud.

17 h 30 | On commence à cuisiner le repas du soir. C'est maintenant de la pluie verglaçante qui tombe.

18 h 30 | Tout le monde a hâte de manger. On s'installe dans la tente prospecteur. Marie-Camille nous sert d'abord une soupe, puis un chili et des brownies, tout est excellent. En contexte de plein air, on doit manger deux fois plus de calories qu'en temps normal. On en profite!

19 h | Un peu plus tard, on change tous les vêtements humides pour garder notre chaleur. On parle autour du repas. Gilles et Marie-Camille nous racontent leurs expériences de camping d'hiver. La petite Laurence se réchauffe, l'ambiance est détendue.


19 h 30 |
 Tout le monde est au chaud, on commence à parler de l'heure du coucher. On se rend à la station de Radio-Canada située à quelques rues pour se brosser les dents, mais surtout pour visiter les toilettes. On sait bien qu'il sera impossible de se retenir toute la nuit, mais le but est d'éviter le plus possible de laisser des traces dans le parc.

20 h | On prépare nos vêtements de nuit. Gilles monte les lits de camp dans la tente prospecteur. Il pleut encore, c'est très humide à l'extérieur.

21 h |  Père et fille, Jean-Rémi et Laurence, nous souhaitent bonne nuit. On enregistre une dernière entrevue avec Marie-Camille. Je suis fatiguée et je commence à avoir froid.

22 h 30 | On s'installe dans nos sacs de couchage. Tous nos vêtements sont secs. Pour éviter que mes pieds deviennent humides au cours de la nuit, je les sèche bien et les saupoudre de poudre de talc (poudre de bébé), un autre truc de nos guides émérites. Extinction des feux (ou de la lampe frontale). La pluie tombe sur la bâche.

Il y a beaucoup de choses dans mon sac de couchage :

  • Une bouillotte bien chaude
  • Une petite collation au cas où j'aurais froid pendant la nuit
  • Un rouleau de papier de toilette
  • Mes feutres de bottes, qui sont humides. Ils vont sécher pendant la nuit avec la chaleur que dégagera mon corps

3 h 39 | Je me réveille, j'ai envie... Je ne veux pas sortir du sac de couchage, qui est encore chaud, mais Marie-Camille a été claire : se retenir donne froid. Je sors à contrecoeur, la nuit est magnifique, le ciel s'est dégagé.

6 h | Marie-Camille vient me réveiller, il est temps de déjeuner. Le sac de couchage est bien chaud, difficile d'en sortir. J'ai dû dormir à peu près six heures au cours de la nuit, pas mal pour une première fois.

6 h 30 | On déjeune et on échange nos impressions sur notre nuit. Tout le monde en tire une expérience positive, même si ce n'est pas notre nuit de sommeil la plus réparatrice. On a l'impression d'avoir vécu quelque chose d'unique et d'avoir profité de l'hiver, malgré les sautes d'humeur de dame nature.

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