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Le chef du PQ dénonce l'abandon de la Davie par Ottawa

Jean-François Lisée salue le travail des négociateurs fédéraux et québécois qui sont parvenus à éviter la surtaxe sur l'aluminium et l'acier en ciblant les industriels américains plutôt que le président Donald Trump, mais il critique vertement l'inaction des libéraux fédéraux dans le dossier du chantier maritime de la Davie.

Jean-François Lisée a fait ces déclarations mardi devant le Cercle de presse du Saguenay dans le cadre de sa tournée dans la région.

Il a souligné que lui aussi à l’instar de Philippe Couillard, il aurait été aux côtés du premier ministre canadien lundi dans la région pour défendre les travailleurs et l’industrie de l’aluminium face à l’administration américaine.

« J’ai bon espoir que la décision de Monsieur Trump de suspendre les tarifs en renvoyant ça à l’ALÉNA est simplement une façon de sauver la face », a-t-il précisé.

Lisée dénonce Ottawa sur la Davie

Après ces fleurs au fédéral, le chef du Parti québécois s’en est pris au gouvernement Trudeau sur la question du chantier maritime de la Davie à Lévis.

Il a dénoncé vertement l’attitude du fédéral qui favorise les chantiers maritimes de l’Est et de l’Ouest du pays aux dépens du Québec.

« En ce moment, les contribuables québécois ont commencé à envoyer 20 milliards de dollars à Ottawa pour créer de bons emplois dans les chantiers navals d’Halifax et de Vancouver. Qu’est-ce qu’on a en retour? 1500 chômeurs à la Davie et chez les fournisseurs. C’est le plus grand détournement de fonds québécois de l’histoire du Canada », selon Jean-François Lisée.

Reconstruction du réseau de la santé

Devant les journalistes, le chef péquiste a aussi abordé le dossier de la santé marqué depuis un certain temps par l'épuisement du personnel infirmier et du personnel cadre, de même que par la rémunération des médecins.

Jean-François Lisée y voit le résultat d'une gestion centralisée. Il assure que si le PQ prend le pouvoir, la reconstruction du réseau passera par la décentralisation et l'implication de l'ensemble des professionnels de la santé.

À une question d’un journaliste qui lui demandait s’il nommerait un médecin comme ministre de la Santé, il a répondu non.

Appel à voter contre Philippe Couillard

À propos de la prochaine campagne électorale, le chef péquiste compte la mener jusque dans le comté du premier ministre Couillard. Il en profite pour lancer un message aux électeurs de Roberval.

« Quand les libéraux vont perdre, si Monsieur Couillard est élu dans son comté, il va démissionner le lendemain ou le surlendemain et vous allez être en partielles. Donc, évitez-vous une partielle et puis donnez son congé, rapidement dans le respect à M. Couillard pour qu'il puisse retourner au privé », a ironisé le chef du PQ.

D’après le reportage de Denis Lapierre

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