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Le courriel compromettant du PCS continue de faire réagir

Le conseiller municipal indépendant de Saguenay, Marc Pettersen, conteste l'explication donnée par le maire Jean Tremblay concernant la répartition des surplus d'un règlement d'emprunt destiné à des réfections de rues.

Cette histoire a été mise au jour, mercredi, par la divulgation d’un courriel compromettant émanant du conseiller aux communications du Parti des citoyens de Saguenay (PCS), Carol Néron. Ce courriel, envoyé le 31 août 2016, était destiné uniquement aux conseillers membres du parti.L’affaire a fait grand bruit au lendemain de sa divulgation. Plusieurs personnes ont interprété le courriel comme de la pure partisanerie.

Le maire Jean Tremblay a affirmé que ces surplus provenaient de travaux effectués à l'été 2016, qu'ils s'élevaient à un peu plus d'1,4 million de dollars, mais qu'ils avaient été attribués à des conseillers qui n'étaient pas tous membres du PCS.

Cette explication présente cependant un problème : la répartition de ces surplus a été votée à la séance du conseil municipal du 2 août 2016, alors que le courriel de Carol Néron a été expédié le 31 août. Les surplus n'existaient donc plus au moment où les conseillers du PCS ont reçu le message.

Marc Pettersen a des doutes

Le conseiller indépendant Marc Pettersen croit que les surplus dont fait état le fameux courriel sont ceux d'autres travaux effectués la même année et s'élevant à 380 000 $. Il ignore ce qu’il en est advenu.

« On avait demandé un emprunt spécial de 5 millions de dollars pour faire les rues, et je me posais des questions parce qu’on n’avait pas fait les rues qui devaient être faites chez nous, explique M. Pettersen. Je suis allée aux nouvelles pour voir ce qui s’était passé et c’est là que je me suis rendu compte que les surplus qui ont été dégagés, ce sont les surplus qui ont été générés par les soumissionnaires qui ont soumissionné plus bas que ce que les travaux publics avaient estimé. »

Luc Boivin défend la position du maire

En entrevue à L’heure de pointe, le conseiller municipal Luc Boivin, membre du PCS, a réagi à cette prétention de Marc Pettersen.

Il a d'abord réaffirmé que ces surplus étaient bien ceux mentionnés par le maire, et a expliqué que le courriel de Carol Néron était une erreur de sa part, une erreur venant de quelqu'un qui ne siège pas au conseil et qui connaît mal le fonctionnement municipal.

Luc Boivin a assuré que jamais les surplus provenant de travaux votés par le conseil ne sont distribués en tenant compte d'objectifs partisans.

Luc Boivin maintient que l’exécutif a recommandé au conseil de ville des chantiers qui étaient priorisés par les travaux publics selon un canevas de travail, et tout le conseil, unanimement, a entériné ces choix.

Arthur Gobeil content de sa décision

Le candidat à la mairie, Arthur Gobeil, refuse quant à lui de blâmer qui que ce soit dans cette affaire. Il ajoute cependant être réconforté dans sa décision de ne pas s'embarrasser d'une structure de parti.

« Ça m’encourage drôlement à maintenir ma ligne d’être complètement indépendant, de ne pas avoir à respecter de ligne de parti, de ne pas avoir aucune contrainte une fois en poste », a-t-il déclaré en entrevue à L’heure de pointe, jeudi.

D'après les informations de Denis Lapierre

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