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Le coût du loyer du CLSC de Chicoutimi explose

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) vient tout juste de renouveler le bail du CLSC de Chicoutimi, qui est situé au Carrefour Racine. Pourtant, l'édifice fait l'objet de critiques en raison de sa vétusté et les coûts de loyer ont explosé après son acquisition par l'homme d'affaires Paul Boivin, en 2013.

À compter de 2018, le coût annuel du loyer s’élèvera à 680 000 $. Il s’agira d’une augmentation totale de 52 % ou 230 000 $, depuis 2013. Déjà, les coûts ont augmenté de 34 % dès que la Ville a vendu les lieux à Paul Boivin.

Pourtant aucune amélioration n'a été apportée aux locaux occupés par le CLSC et rien n'est prévu d'ici 2023. Au CIUSSS, on juge que l'augmentation est justifiée.

« La Ville, c’est pas là pour faire du profit, donc on était carrément au minimum. Si on comparaît à l’ensemble du marché, on était en deçà du coût du marché. Ce n’est pas ce que ça valait l’immeuble qu’on occupait. Quand la Ville a pris la décision de le vendre à monsieur Boivin, nous on a dû faire face à un nouveau propriétaire qui avait des besoins financiers et un outil pour négocier », explique le directeur de la logistique et des services techniques au CIUSSS, Michel Maltais.

Le bâtiment connaît son lot de problèmes : infiltrations d'eau, pannes d'ascenseur et fermeture d'une portion importante du stationnement. La direction du CLSC avait même projeté un déménagement il y a cinq ans, qui ne s'est finalement pas concrétisé.

L'édifice aurait besoin de travaux importants, selon les représentants des travailleurs, mais tout ce que prévoit le propriétaire, ce sont des améliorations aux autres secteurs du bâtiment ainsi qu'au stationnement.

« Au niveau de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite, c’est quand même assez difficile. L’accessibilité n’est pas parfaite. Au niveau de la salubrité, on est au centre-ville donc ça bouge beaucoup. Le soir, il y a beaucoup de bars, fait qu’il y a l’entrée du personnel là-bas, ça arrive souvent que les gens arrivent le matin puis qu’il y a du vomi par terre », soutient le président local de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Serge Isabelle.

L'homme d'affaires Paul Boivin a fait connaître dans les derniers jours aux représentants du CIUSSS quels étaient ses projets de travaux pour l'édifice de la rue Racine. Toutes les tentatives de Radio-Canada pour obtenir des précisions de sa part sont demeurées vaines.

D’après les informations de Denis Lapierre

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