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Le diocèse de Chicoutimi veut l’aide du gouvernement provincial

L'avocate qui représente le diocèse de Chicoutimi, notamment dans le recours collectif contre l'ex-prêtre Paul-André Harvey, demande au gouvernement Couillard de mieux encadrer les règles d'assurance en cas de demande d'indemnisation de victimes d'agressions sexuelles par des membres du clergé.

Huit diocèses du Québec, dont celui de Chicoutimi, ont été informés qu’à partir du 1er janvier prochain ils ne pourront faire de réclamations à leur assureur pour indemniser des victimes d’agressions sexuelles survenues avant 1995.

L’avocate Estelle Tremblay demande au gouvernement Couillard d'intervenir auprès de l'Assurance mutuelle des fabriques de Québec.

« Les exclusions sont choquantes pour les victimes pour les prochaines réclamations. Au fond, c'est le fait d'avoir été victime qui t'exclut. La décision de l'assureur de tracer une ligne en 1995 est probablement plus calculée qu'arbitraire », fulmine Mme Tremblay.

Elle demande au gouvernement d’interdire ce genre de clauses.

« Je pense qu'il y a une action politique à entreprendre parce qu'une organisation, qu'elle soit religieuse ou pas, il faut qu'elle fasse ses activités avec des couvertures d'assurances appropriées. Il ne faut pas oublier que ça bénéficie d'abord et avant tout aux victimes. Il y a un enjeu social dont le gouvernement devrait se préoccuper », ajoute-t-elle.

À son avis, le gouvernement Couillard devrait régir davantage les pratiques des compagnies d’assurances en ce qui concerne les organisations qui œuvrent auprès des personnes vulnérables.

D’après les informations de Véronique Dubé

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