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Le groupe de travail sur la forêt veut plus de bois disponible pour l’exploitation

Le groupe de travail sur la forêt mis sur pied après le sommet économique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, en juin 2015, a déposé ses recommandations visant à maximiser la possibilité forestière.

Présidé par le recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Martin Gauthier, le groupe de travail compte des industriels, des syndicats et des scientifiques.

Dix de leurs seize recommandations portent sur la façon d'augmenter la quantité de bois disponible pour l'exploitation. L'une des propositions vise à permettre la coupe de bois au-delà de la limite nordique, ce qui ajouterait 1 million de mètres cubes aux approvisionnements. Ils suggèrent aussi de concentrer les aires protégées dans la zone nordique, libérant ainsi 225 000 mètres cubes de bois.

Chaque mesure s'accompagne d'une évaluation du nombre d'emplois créés et de la quantité de gaz à effet de serre séquestrée.

Le président du groupe de travail, Martin Gauthier, croit qu'il faut miser sur cet avantage environnemental.

 Pour l'industrie, ces recommandations sont bienvenues puisqu'elles ajouteraient quelques millions de mètres cubes de bois au total.

« Je pense que ça va nous donner un petit peu plus de prévisibilité et faire en sorte de maintenir des coûts d'approvisionnement qui sont intéressants puis conséquemment, c'est toute la compétitivité de nos usines, de nos infrastructures, qui en découle », croit le directeur de la foresterie pour Produits forestiers Résolu, Serge Gosselin.

Le responsable du suivi du sommet économique et député de Dubuc, Serge Simard, accueille le rapport du groupe de travail avec enthousiasme. Il s'engage à défendre les recommandations auprès de ses collègues et des fonctionnaires.

« Si c'était juste de moi, on le réglerait le problème vite, là. Mais il y a une chose qui est sûre, on va travailler extrêmement fort pour s'assurer que ce soit suivi », affirme Serge Simard.

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