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Le journaliste Bertrand Tremblay tourne une page de son histoire

Après 68 ans dans le milieu de la presse écrite, le journaliste Bertrand Tremblay tire sa révérence.

Un texte de Jessica Blackburn

En raison de la maladie, le chroniqueur au journal Le Quotidien utilisera désormais sa plume pour écrire ses mémoires.

Durant sa carrière, il a eu la chance de vivre les périodes charnières de l'histoire de la région.

Le journaliste a notamment rencontré de nombreux premiers ministres, dont René Lévesque et Maurice Duplessis .

 À partir de la dernière visite de Maurice Duplessis dans les années 50 lors de l'ouverture du boulevard Talbot jusqu'à aujourd'hui et en passant par ma plus grande victoire, celle du Centre de recherche d'Arvida que j'ai sauvé… ça je ne veux pas m'en vanter, mais c'est l'Alcan qui le dit elle-même. J'avais écrit trois éditoriaux vraiment sévères envers l'Alcan et au bout de trois mois, ils étaient revenus sur leur décision.  

Il est l'un des rares journalistes au Québec à avoir vécu de si près l'évolution de la profession avec l'arrivée des nouvelles technologies.

Il a commencé sa carrière dans les années 50 avec la dactylographie.

Bertrand Tremblay est aussi le fondateur du Cercle de presse du Saguenay qui célèbrera cet automne ses 50 ans.

Il souhaitait avec cet organisme donner une tribune aux journalistes.

Il est considéré comme un pionnier par ses pairs.

 Je le considère personnellement comme étant le père du journalisme régional au Québec d'une part. Je pense qu’il a été un très grand artisan en prenant la responsabilité du Soleil au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il a travaillé à Québec, il est revenu dans la région. C'est un grand homme , raconte Bertrand Genest, rédacteur en chef à la retraite du journal Le Quotidien.

Des collègues lui ont d’ailleurs rendu hommage pour souligner son apport dans le milieu journalistique.

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