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Le lieu de résidence de Françoise Gauthier à l’avant-plan en commission parlementaire

Les allocations de dépenses de la présidente de la Commission des libérations conditionnelles et ex-députée libérale de Jonquière, Françoise Gauthier, ont soulevé des questions lors de l'étude du rapport annuel de l'organisme, mardi.

Le député de Matane, Pascal Bérubé, a demandé à Mme Gauthier d'expliquer pourquoi elle reçoit 1200 $ par mois pour un appartement de fonction à Montréal, alors que les bureaux de l'organisme qu'elle préside se trouvent à Québec.

Françoise Gauthier a répondu que lors des discussions entourant sa nomination, elle était présidente de la Régie des marchés agricoles, un organisme basé à Montréal.

 La présidente de la Commission des libérations conditionnelles a aussi rappelé que son cas n'était pas unique, puisque l'ex-présidente, Marie-Andrée Trudeau, était également basée à Montréal.

La réponse de Françoise Gauthier n'a pas satisfait le député de Matane, qui juge la situation problématique pour les finances publiques. « Quand le siège social est à Québec, il m'apparaît que c'est important que la présidence soit à Québec, a affirmé M. Bérubé. Ça envoie un message à la fonction publique, à l'importance de la capitale nationale. On sauve des frais aussi. Et ça m'apparaît une raison suffisante pour déménager dans la Capitale-Nationale, un poste de cette envergure. »

Françoise Gauthier a renchéri en soutenant que le fait qu'elle réside à Montréal n'entraînait pas de dépenses supplémentaires pour le gouvernement. « La majorité du volume de la Commission se passe à Montréal, a-t-elle dit. Même si j'étais posté à Québec comme vous le souhaitez, j'aurais droit à la même allocation et je devrais aussi faire des déplacements sur Montréal à la même fréquence que ce que je fais de Montréal vers Québec. »

La présidente de la Commission des libérations conditionnelles a un appartement à Montréal, mais son lieu de résidence officiel est toujours Saguenay.

À l'émission Café, boulot, Dodo, le député de Matane a critiqué le gouvernement libéral, qui applique un double standard, selon lui, en période d'austérité. « Je passe la moitié de ma vie à Québec comme député, et si je voulais une prime pour habiter ailleurs, on ne me l'accorderait pas comme député. Je veux juste l'équité », affirme Pascal Bérubé. 

Nomination contestée par la Coalition avenir Québec

La Coalition avenir Québec (CAQ) avait déjà réclamé l'annulation de la nomination de Françoise Gauthier à la Commission des libérations conditionnelles, en août.

Le député de La Peltrie et leader parlementaire adjoint de la CAQ, Éric Caire, soutenait que les libéraux avaient commis un flagrant manque de jugement et de respect en nommant une personne ne détenant aucune expérience pertinente dans un domaine sensible pour les familles des victimes d'actes criminels et important pour la sécurité du public.

« Dans un contexte où la confiance du public envers le système de justice est si fragile, cette nomination partisane d'une libérale sans expérience pertinente à un poste aussi névralgique constitue un manque de jugement inacceptable », affirmait alors M. Caire.

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