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Le maire de Saguenay accuse Rio Tinto d'être trop gourmande

Le maire de Saguenay estime que Rio Tinto va trop loin dans le dossier des baux de villégiature au Lac-Saint-Jean.

Jean Tremblay s'oppose à l'idée de faire payer les riverains pour les terrains qu'ils occupent, mais qui appartiennent à Rio Tinto. « Faut pas exagérer là. Vous savez, les riches ne sont jamais assez riches hein. Ça m'agace un peu ça », dit-il.

Jean Tremblay avance que la compagnie enregistre des profits nets annuels de 700 millions de dollars grâce à l'électricité produite par ses barrages régionaux. Il soutient que les citoyens du Lac-Saint-Jean n'ont pas à payer la facture lorsque les berges subissent des dommages.

« C'est comme toutes les compagnies, ils veulent faire le plus d'argent possible. Ils cherchent tous les moyens de faire de l'argent puis c'est correct jusqu'à un certain point, mais il faut se réveiller. Ils ne payent pas de taxes sur les barrages, à peu près pas, puis ce n'est pas normal là. Ils veulent faire payer les berges par les citoyens. Nous autres, les citoyens, faut pas s'endormir. Y faut un moment donné se réveiller puis prendre conscience des chiffres. »

Pour le maire, 700 millions de dollars représentent un montant suffisamment élevé et la compagnie pourrait s'en contenter, selon lui.

Jean Tremblay ajoute avoir écrit à la haute direction de la multinationale pour lui faire part de ses doléances.

Rio Tinto ne confirme pas le montant de 700 millions de dollars avancé par Jean Tremblay, soutenant qu'il s'agit d'une donnée concurrentielle. Sa porte-parole Xuân-Lan Vu affirme par ailleurs qu'il s'agit d'« hydroélectricité que l'on produit pour alimenter nos usines et en ce sens-là, ça fait vraiment partie de notre chaîne de production. Donc c'est comme une matière première que l'on utilise pour produire l'aluminium ».

Rio Tinto indique par ailleurs que la réflexion avec les parties impliquées dans la gestion des berges progresse bien. « On va discuter évidemment avec toutes les parties prenantes, alors présentement, il n'y a aucune décision qui est prise, il n'y a aucun scénario qui est arrêté. On évalue les options, et compte tenu du contexte économique actuel, de l'industrie de l'aluminium qui change, c'est normal aussi comme entreprise de réfléchir à nos façons de faire et de revoir la façon dont on gère nos propriétés », explique Xuân-Lan Vu.

La Ville de Saguenay n'est pas impliquée dans le dossier des berges du lac Saint-Jean, mais rencontre régulièrement des représentants de Rio Tinto à d'autres sujets.

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