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Le nouveau combat de Vincent Duguay : la discrimination envers les élèves surdoués

Vincent Duguay, un adolescent de 15 ans, s'est retrouvé au milieu d'un tourbillon médiatique en mettant en demeure sa commission scolaire. La confiscation des cellulaires en classe est un enjeu de société, selon lui. Le jeune s'attaque maintenant à un combat qui lui tient à cœur : la discrimination envers les élèves surdoués, dont il fait partie.

Les surdoués représentent 2 à 3% de la population. Si, à première vue, ils semblent nettement avantagés, les études démontrent qu'ils sont plus à risque de décrochage scolaire ou de dépression, faute de programmes adaptés. Dans une classe, Vincent se sent tout simplement prisonnier.

« Je suis obligé d'aller à l'école, de passer des heures là, j'ai l'impression vraiment que je pourrais faire quelque chose de plus utile », explique l’adolescent.

Le jeune progresse plus rapidement que ses camarades de classe.

« Son professeur a téléphoné en maternelle pour dire : « C'est parce que là : Vincent lit, il lit déjà », témoigne sa mère, Nancy Dion.

Un recours contre le gouvernement

Il envisage un recours contre le gouvernement. Il a même produit un document de 20 pages pour étayer sa cause.

« Sur le principe d'égalité des chances, tout le monde devrait avoir le droit de réussir et ceux qui ont moins de chances de réussir devraient être aidés par le gouvernement, sauf qu'en ce moment, on a une vision déformée de l'égalité des chances parce qu'on pense que les enfants surdoués ont plus de chance de réussir, qu'ils ont moins besoin d'adaptation », dit-il.

L'adolescent de 15 ans n'a pas les moyens d'embaucher un avocat. Il lance donc un appel pour trouver un procureur bénévole pour porter ce dossier. Il a d'ailleurs fait une demande à l'organisme Pro Bono Québec.

Vincent Duguay est conscient qu’il n’aura probablement pas gain de cause avant qu’il n’ait terminé ses études à l’école secondaire Charles-Gravel du secteur nord de Chicoutimi, mais il tient à aider les générations futures.

D’après le reportage de Priscilla Plamondon Lalancette

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