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Le PDG d’Hydro-Québec questionné sur l’achat d’électricité à Rio Tinto en cas de conflit de travail

Le président-directeur général d'Hydro-Québec, Éric Martel, fait preuve de prudence au sujet de l'entente qui lie la société d'État à Rio Tinto et qui permet d'acheter les surplus d'électricité de la compagnie lors d'un conflit de travail.

Lors d'une tournée des régions qui l'a conduit au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Éric Martel a rencontré les employés d'Hydro-Québec. Le syndicat des employés de métiers a profité de l'occasion pour demander que l'entente avec Rio Tinto soit rendue publique. En 2012, la société d'État avait acheté de l'électricité à Rio Tinto lors du lock-out à l'aluminerie d'Alma.

« C'est un malaise extrême auquel on fait face parce qu'il y a des familles qui se retrouvent dans la rue par un lock-out ou par une grève et en tant que société, en tant que payeur de notre compte d'électricité, on subventionne indirectement un conflit de travail, c'est n'importe quoi », affirme le président du syndicat, Dany Bolduc.

Le président-directeur général d'Hydro-Québec n'a pas pris d'engagement. « Dans un élan de transparence, est-ce qu'on veut rendre ces ententes-là publiques? Ce n'est pas à moi de décider nécessairement si on veut les rendre publiques, souligne Éric Martel. On est toujours très très prudents dans ça. Habituellement, ce sont des choses qu'on préfère garder entre les parties qui ont négocié. »

Visite bien accueillie

Quoi qu'il en soit, la venue du président-directeur général d'Hydro-Québec au Saguenay est perçue comme une bouffée d'air frais par le syndicat, qui souligne que le dernier PDG à avoir rencontré les employés est André Caillé, qui a terminé son mandat en 2004.

« C'est sûr que quand un PDG se déplace comme ça en région, pour moi ça démontre un certain leadership, une certaine écoute et je vois ça positivement », croit le président du syndicat, Dany Bolduc.

Éric Martel a aussi rencontré les membres de la Chambre de commerce du Saguenay, lors de son passage dans la région. Il reconnait qu'il y a un changement dans les façons de faire.

« C'est un moyen pour moi de communiquer et de prendre le pouls sur où est-ce qu'on se situe », indique-t-il.

Éric Martel a déjà rencontré plus de 3000 employés d'Hydro-Québec depuis le début de sa tournée.

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