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Le président du PQ souhaite une course « rapide, et le plus vite possible »

Pendant que les députés péquistes soupèsent leurs options dans la foulée de la démission-choc de Pierre Karl Péladeau, le président du parti, Raymond Archambault, ne cache pas qu'il souhaite que la course visant à lui trouver un successeur se déroule rapidement. Entre-temps, les députés Sylvain Gaudreault et Agnès Maltais seraient sur les rangs pour assurer l'intérim.

« On va rééditer ce que nous avons fait en 2014-2015 [après le départ de Pauline Marois, NDLR], mais dans un calendrier beaucoup plus restreint », a-t-il dit mardi à RDI, évoquant les prochaines élections, qui doivent se tenir à l'automne 2018.

Les règles de la course, ajoute-t-il, devront être décidées par la Conférence nationale des présidents et présidentes (CNPP) du parti. C'est cette même instance qui va « lancer la course, que moi je souhaite rapide, et le plus vite possible ».

Le départ de Pierre Karl Péladeau bouscule le calendrier pré-électoral du Parti québécois, ajoute M. Archambault, à commencer par la tenue du congrès du parti, prévu en juin 2017, et la proposition principale qui doit y être débattue.

« On va faire l'impossible pour tenir le congrès en juin 2017, mais il ne serait pas étonnant que nous demandions à la CNPP de repousser le congrès de quelques mois », a admis M. Archambault.

« Entre-temps, il y a des gens à la commission politique qui se sont affairés à préparer une proposition principale qui va être soumise aux militants », a-t-il ajouté. « Donc, il y a une foule de décisions comme ça que nous allons devoir prendre vendredi soir en exécutif national. »

Quel chef par intérim?

En attendant que les détails de cette course soient annoncés, au moins deux députés péquistes souhaitent diriger l'aile parlementaire du Parti québécois par intérim selon nos sources, soit les députés de Jonquière et de Taschereau, Sylvain Gaudreault et Agnès Maltais.

En entrevue à RDI, le premier a refusé de confirmer son intérêt pour ce poste, dont le titulaire sera choisi par le caucus du parti vendredi. Il a préféré mettre l'accent sur les qualités que devrait avoir ce chef par intérim.

« Pour moi, il y a trois critères : d'abord, du calme dans cette période de turbulence, deuxièmement, avoir la confiance des collègues, troisièmement, avoir la connaissance du parti et des dossiers. C'est les trois C si vous voulez », a-t-il dit.

« J'échange avec mes collègues à cet égard. Je sens que les collègues sont à l'écoute », a-t-il ajouté.

Agnès Maltais, qui se trouvait en mission en France au moment de la démission de M. Péladeau n'a pas commenté les informations.

M. Gaudreault est demeuré prudent quant aux modalités de la prochaine course à la direction. « Ceci ne m'appartient pas. Ça appartient aux membres, à l'exécutif, de trouver la meilleure solution dans les circonstances », souligne-t-il.

« Faut être raisonnable, ne pas trop étirer la sauce »,  a-t-il toutefois laissé tomber, en soulignant l'importance de garder en tête les conséquences financières d'un tel exercice. « On peut envisager une course qui va être moins longue que la dernière ».

Toujours selon nos sources, le leader parlementaire du Parti québécois (PQ) Bernard Drainville pourrait être intéressé à assumer le poste de chef par intérim, si le caucus était divisé entre les deux candidats Sylvain Gaudreault et Agnès Maltais. Le député de Marie-Victorin ne ferme pas non plus la porte à la chefferie du PQ.

Deux appuis pour Gaudreault

Lors de la dernière course à la direction du PQ, il avait été décidé que le chef par intérim ne devait pas briguer la direction du parti. La tâche avait été assurée par le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard.

Pour l'heure, seuls les députés de Terrebonne et d'Hochelaga-Maisonneuve, Mathieu Traversy et Carole Poirier, se sont rangés dans un camp, soit celui de M. Gaudreault.

Une source proche du leader parlementaire du PQ Bernard Drainville soutient pour sa part qu'il étudie la possibilité de se porter candidat comme chef par intérim ou qu'il se lance dans la course à la succession de M. Péladeau.

Lors de la dernière course à la direction du PQ, Martine Ouellet, Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée avaient aussi tenté leur chance.

Le nom de l'ex-député péquiste Jean-Martin Aussant revient également dans les rumeurs, mais ce dernier n'a rien confirmé.

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