Retour

Le procès du policier Philippe Lajoie se poursuit à Saguenay

Le policier de Saguenay, Philippe Lajoie, prétend qu'il se sentait menacé lors de l'arrestation musclée qui se serait déroulée le 6 novembre 2015 dans le stationnement de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Le procès du policier accusé de voies de fait à l'égard d'un étudiant de 22 ans se poursuit mardi au palais de justice de Chicoutimi.

Le policier a expliqué à la cour que le jeune homme, menotté, était agressif. La victime avait fait des menaces de mort et semblait vouloir donner un coup de tête au moment où il a été projeté au sol.

Le policier précise que deux personnes dormaient dans l’automobile qu’il a interceptée dans le stationnement. Il ajoute que le conducteur n’était pas lui-même lorsque lui et sa collègue l’ontintercepté parce qu'ils le soupçonnaient d'être en contrôle d’un véhicule à moteur en état d’ébriété.

« J’ai eu peur, peut-être parce que je n’étais pas avec mon partenaire habituel. J’étais avec une policière de plus petite stature », a affirmé Philippe Lajoie à la cour.

Le policier a ajouté qu’il n’avait jamais vraiment frappé l’individu.

Philippe Lajoie a admis qu’il n’avait rien indiqué au sujet de ces gestes dans son rapport de police signé le matin même.

Il s’est justifié en disant qu’il voulait éviter des accusations d’entrave au travail des policiers au jeune étudiant qui est sans antécédent judiciaire.

Le témoignage de la policière qui l’accompagnait n’a pas pu avoir lieu parce que son état de santé ne lui permettait pas de se déplacer.

Lundi, la présumée victime, l’étudiant de 22 ans, a affirmé ne pas avoir de souvenir de ces événements. Il était intoxiqué par l’alcool.

D’après les informations de Gilles Munger

Plus d'articles

Commentaires