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Le Wapikoni mobile commence sa saison à Mashteuiatsh

Les studios nomades de formation et de création cinématographique du Wapikoni mobile reprennent la route pour leur quatorzième année d'activité. Ils sont de retour à Mashteuiatsh après 12 ans.

Le Wapikoni est installé dans la communauté innue du Lac-Saint-Jean, depuis plus d'une semaine. L’ouverture officielle de la roulotte a eu lieu dans le stationnement de l’aréna, tout près des écoles locales.

« Nous souhaitons être un complément à l’école. Nous sommes donc ouverts en dehors des heures scolaires pour permettre aux jeunes d’aller à leurs cours et participer aux projets et aux ateliers quand même », spécifie l’intervenante jeunesse du Wapikoni, Claudine Pelletier Paquin.

En plus de Mme Pelletier Paquin, deux cinéastes, Guillaume Shea-Blais et Julie Anne Bautista Beauchesne, sont à Mashteuiatsh à titre de mentors.

Guillaume Shea-Blais a travaillé en publicité et a collaboré en tant que directeur de la photographie sur plusieurs clips vidéo, dont quelques-uns du groupe de rap montréalais Alaclair Ensemble.

Julie Anne Bautista Beauchesne a quant à elle participé au tournage d'une vingtaine de courts métrages et elle fait partie du Wapikoni mobile depuis 2016.

La première fois en 12 ans

La dernière fois que le Wapikoni s’est rendu chez les Pekuakamiulnuatsh -les habitants de Mashteuiatsh- était en 2006. « On est content d’être de retour à Mashteuiatsh après si longtemps, s’exclame Claudine Pelletier-Paquin. On a reçu un très bel accueil de la communauté. »

L’intervenante jeunesse reconnait toutefois que l’équipe a dû faire un peu plus de préparation auprès de la population. Certaines personnes ne savaient que vaguement ce qu'est le Wapikoni mobile, selon elle.

« Wapikoni n’est pas une routine à Mashteuiatsh. Il y a certaines communautés que nous visitons chaque année, les présentations ne sont donc plus nécessaires », précise-t-elle.

Lors de la visite du Wapikoni en 2006, quatre vidéos avaient été réalisées.

Les sujets abordés étaient les problèmes de consommation chez les jeunes, le rapport entre l’homme et la nature et les parents adolescents.

Plusieurs projets entamés

Selon Mme Pelletier Paquin, une dizaine de jeunes serait déjà impliquée dans différents projets. « Jusqu’à maintenant, nous avons un projet de film et des projets de clips vidéo. Nous avons rencontré plusieurs musiciens. »

Parmi ces jeunes, Vicki Aylestock souhaite tourner un court métrage de style documentaire. « Ça fait longtemps que j’ai ce projet en tête et le fait que les gens de Wapikoni soient là, c’est l’occasion pour moi de le concrétiser », confie-t-elle.

En tant que jeune mère qui a entrepris un retour aux études, elle souhaite témoigner de son expérience grâce au cinéma. « Ce n’est pas une situation facile, avoue-t-elle. Je voudrais donner espoir à ceux qui vivent la même chose ».

Le résultat des projets sera présenté le 31 mai. « C’est vraiment l’occasion de célébrer les jeunes », souligne Claudine Pelletier Paquin.

Les équipes du Wapikoni visiteront, dans les prochains mois, 13 communautés autochtones du Canada et les villes de Montréal, Vancouver et Thunder Bay.

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