Une cinquantaine d'employés de la mine Niobec de Saint-Honoré ont déclenché la grève mercredi matin. Ils se sont placés devant les installations de l'usine pour faire entendre leurs revendications.

Quelque 250 employés syndiqués ont rejeté à 97% l'offre patronale lors d'une assemblée mardi. Il s'agissait de l'offre finale de la direction.

Le comité de négociation du syndicat a donc décidé de mettre à exécution le mandat de grève voté à l'unanimité en mai.

Les employés ont eu le mot d'ordre de ne pas s'adresser aux médias. Le syndicat qui les représente est lui aussi avare de commentaires sur les points qui achoppent dans la proposition de la convention collective. Le contrat de travail est expiré depuis le 30 avril.

Des relations de travail qui s'effritent

Depuis l'acquisition de la mine Niobec par Magris Resources en janvier 2015, le climat de travail s'est détérioré d'après le délégué syndical, Jacques Doré.

« Depuis qu'ils sont arrivés, il y a plusieurs choses qui ont changé. Je pense qu'il y a une façon de gérer très différente », a-t-il souligné.

D'ailleurs, pour lancer un message clair à la direction, les employés ont affiché sur leur roulotte l'ancienne bannière de Niobec, du temps où l'entreprise était une propriété de Iamgold.

Le maire préoccupé

Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, se dit préoccupé. Il souhaite que les deux parties en arrivent rapidement à une solution.

« Quand tu as une décision de grève à 97 %, c'est presque l'unanimité. Ça va peut-être être difficile. [...] J'espère qu'ils vont en arriver à une entente et rapidement, parce que l'économie régionale, ce n'est pas facile ces temps-ci », a-t-il soutenu.

Le syndicat a demandé la reprise des négociations auprès de la médiatrice dans ce conflit.

Pour le moment, aucune autre rencontre n’est prévue entre l’entreprise et le syndicat.

Dans un communiqué, Niobec précise que ce sont des cadres qui vont s’occuper des opérations à la mine pendant le conflit de travail.

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