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Les attentats de Bruxelles attristent les expatriés qui vivent au Saguenay

La Ville de Saguenay a mis ses drapeaux en berne, mardi, pour exprimer son appui à la Belgique à la suite des attentats commis à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles.

Des Belges d'origine qui ont choisi le Saguenay comme terre d'accueil sont inquiets et tristes pour leurs proches restés en Belgique et les victimes.

Parmi eux, Karl Roos, un artiste et chanteur originaire de Hainaut qui vit dans la région depuis 16 ans redoute les effets des attentats. Sa fille, ses deux petits-enfants, ses frères et ses sœurs sont toujours en Belgique.

« Tous les musulmans ne sont pas des terroristes et malheureusement, ceux qui ne le sont pas vont probablement payer le prix du regard, des réactions négatives de la société en Belgique. »

Pour sa part, le rédacteur en chef du journal Informe Affaires, Jean Luc Doumont, se dit peu surpris des attentats commis dans son pays d'origine. « Quand on habite la Belgique, on sait la problématique de Molenbeek, qui est une ville considérée comme chaude autant par les instances policières que par la Belgique, dit-il. C'est un gros flux d'immigrants qui est là. On savait qu'en étant ciblé comme ville chaude, que ça allait sauter quelque part un moment donné. »

Le monde pour cible

Selon le titulaire de la Chaire de recherche interculturelle de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Khadiyatoulah Fall, les attentats ciblaient le monde entier puisqu'ils ont été perpétrés dans des lieux publics fréquentés par des gens de toutes les nationalités.

Le professeur croit que ces attentats sont une répercussion directe de l'arrestation de Salah Abdeslam, un suspect-clef du commando des attentats du 13 novembre à Paris.

« Ces terroristes sont dans une stratégie de dispersion et ils veulent montrer qu'ils frappent tout le monde, souligne M. Fall. Il y a un événement majeur, Bruxelles, Molenbeek, quelqu'un originaire de là, un groupe qui est là. Il y a des terroristes qui sont là, logés, et ils se sentent piégés, pris au piège, alors il fallait qu'ils réagissent. »

Khadiyatoulah Fall ajoute que les interventions militaires ne suffiront pas pour mettre fin au terrorisme.

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