L'entreprise aérienne Air Saguenay, la plus importante de la région à offrir des vols en hydravion, craint pour l'avenir du transport en avion de brousse. En effet, le nombre de personnes qui utilisent ce mode de déplacement a fondu de moitié en 10 ans.

Les chemins forestiers se rendant toujours plus loin en forêt, les chasseurs, les pêcheurs et les prospecteurs miniers utilisent moins fréquemment l’avion sur flotteurs.

Il ne reste qu’une quarantaine d’hydravions commerciaux au Québec alors qu’on en comptait une centaine il y a quelques années.

Coup dur

À partir de l’an prochain, Québec interdira la chasse au caribou, sauf pour les Autochtones. Il s’agit d’une autre tuile qui s’abat sur l’industrie du transport aérien. Air Saguenay s’attend à perdre 35 % de son chiffre d’affaires.

« On rentrait au moins 150 clients par année à la chasse, c'est beaucoup d'employés, des cuisinières, des guides de chasse », indique le pilote Simon Leroux-Gervais

Demande d’aide

Le propriétaire d’Air Saguenay demande des compensations pour maintenir ses activités. « Vous comprenez qu’en perdant 35 % de notre chiffre d’affaires, ça met en péril l’ensemble des opérations », soutient Jean Tremblay.

Il souhaiterait que Québec subventionne ses 12 bases d'hydravions comme le gouvernement veut le faire pour les petits aéroports municipaux. La demande a été présentée lors de la récente consultation sur le transport aérien au Québec.

« Quand on parle d'aéroport, on parle de couvrir le territoire pour avoir un service d'avion. Donc, effectivement, les hydroports doivent être pris en compte. Ça va être écrit dans le rapport, c'est sûr et certain », promet le coprésident du Sommet sur le transport aérien régional, Serge Simard.

D’après le reportage de Gilles Munger

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