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Les besoins en eau du projet de BlackRock inquiètent des citoyens

La minière BlackRock prévoit avoir besoin de 300 mètres cubes d'eau à l'heure pour nettoyer le ferro-vanadium dans la future usine qui sera construite au port de Grande-Anse, ce qui inquiète les agriculteurs locaux.

Selon les plans actuels, la Ville de Saguenay prévoit puiser cette eau à même la nappe phréatique de Laterrière. Cela nécessiterait la construction d’une conduite d’eau de 22 kilomètres. Des travaux qui sont évalués à 33 millions de dollars.

L’agriculteur Frédéric Maltais craint de voir le niveau de réserve d’eau potable diminuer dangereusement si la Ville décide de puiser l’eau à Laterrière pour répondre aux besoins de BlackRock.

« On craint pour l’humidité du sol, c’est ça qui fait pousser notre foin. C’est des terres qui sont déjà arides, qui sont déjà sèches. C’est un fond de sable qui fait qu’à la minute qu’il y a une sécheresse, ça disparaît, le foin jaunit tout de suite. Si on s’en va pomper l’eau, qu’est-ce qui va arriver? », se demande l’agriculteur de Laterrière Frédéric Maltais.

Frédéric Maltais prévoit faire entendre son mécontentement à la prochaine rencontre du conseil municipal, lundi.

Le conseiller municipal du secteur, Michel Potvin, estime que les résidents ont raison de se questionner.

« On a été très collaborateurs à date. Dans les dix prochaines années, BlackRock va avoir 14 millions de crédit de taxes. Là, dans une ville qui se cherche des revenus, qui est obligée de taxer ses gens pas mal fort, on fait de beaux projets, mais si ça profite à tout le monde sauf à la Ville, il faut se poser des questions », a-t-il expliqué.

D'autres options envisagées

La Ville étudie aussi deux autres scénarios, soit de construire une usine de dessalage afin d’utiliser l’eau de la rivière Saguenay ou de puiser l’eau dans la rivière du Moulin. Le volume d’eau nécessaire serait toutefois trop volumineux pour cette dernière option.

Le 15 janvier dernier, la Ville de Saguenay a lancé un appel d’offres afin de déterminer le meilleur scénario.

Bien qu'elle soit consciente qu’offrir l’eau de procédé est un risque pour une municipalité, elle envisagerait de le faire pour plusieurs entreprises.

En effet, Saguenay désire aménager l’ensemble du parc industriel afin d’offrir ce service aux nouvelles entreprises qui s’installeraient sur le site. Ce qui représenterait un besoin d'environ 800 mètres cubes d’eau.

Dans ce contexte, l’eau pourrait toutefois être vendue aux entreprises.

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