Retour

Les candidats à la direction du PQ débattent à Saguenay

Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Jean-François Lisée et Paul St-Pierre-Plamondon ont croisé le fer, dimanche après-midi, dans un débat organisé au Cégep de Jonquière. C'est le seul qui aura lieu dans la région.

Cette rencontre a eu lieu à l'instigation de la section régionale des Organisations unies pour l'indépendance, les Oui Québec.

Au tout début du débat, M. Lisée, qui a été le premier à prendre la parole, a insisté sur une analyse de sondage et de financement attribuant 95 % des chances de victoire à M. Cloutier.

« Et s'il était [élu à la tête du PQ], je travaillerais avec lui pour que son programme se réalise », a dit M. LIsée.

Indépendance

La question de l'indépendance a été le premier sujet abordé par les candidats. L'idée d'un éventuel référendum soulève les passions, d'autant plus que les candidats ont des opinions différentes quant à sa tenue.

Paul St-Pierre-Plamondon croit qu'il faut éviter de mener une telle démarche au cours d'un premier mandat. Jean-François Lisée abonde dans le même sens. Il se défend de vouloir mettre en veilleuse l'indépendance et affirme vouloir plutôt la mettre en lumière.

De son côté, Alexandre Cloutier veut faire différents chantiers sur l'indépendance pour comprendre ce que souhaite la population.

Finalement, Martine Ouellet est la seule à vouloir aller de l'avant avec un référendum dans un premier mandat. Selon elle, c'est la seule façon de gagner les élections en 2018.

La place des régions dans la course

Certains militants ont demandé à entendre parler davantage des régions pendant l'actuelle course à la direction du Parti québécois, mais il n'y a pas eu de question sur ce sujet dimanche.

Seul Alexandre Cloutier en a glissé un mot en affirmant vouloir faire un Québec des régions.

Controverse entourant Adil Charkaoui

Le candidat à la direction du Parti québécois Jean-François Lisée a refusé de s'excuser, dimanche, à la suite d'une attaque sur les réseaux sociaux.

M. Lisée a reconnu qu'il avait toutefois retiré de son fil Twitter ses propos dans lesquels il montrait que les positions de M. Cloutier sur la laïcité plaisaient à un groupe dont le porte-parole est l'imam controversé Adil Charkaoui.

Après le débat, M. Lisée a affirmé que la journée de campagne de vendredi avait été mauvaise pour l'équipe de M. Cloutier et la sienne.

Mais M. Lisée a estimé que les torts étaient partagés dans l'escalade qui a mené au message reliant M. Cloutier à M. Charkaoui, qui est soupçonné d'avoir été associé à la radicalisation de jeunes à Montréal.

« On a fait campagne de part et d'autre avec un niveau de décibels trop élevé », a dit M. Lisée, dimanche. 

Après le débat, M. Cloutier, élu de la région, a jugé que les propos de M. Lisée étaient plus graves que ceux de Mme Maltais, qui a critiqué l'ouverture de M. Lisée au débat sur le port de la burqa vendredi.

« La sortie de Mme Maltais s'inscrit dans les règles habituelles, a dit M. Cloutier. Mettons que là on est sorti du carré de sable. »

« J'aurais préféré des excuses, évidemment, maintenant j'ai toujours dit que j'allais laisser ça à son bon jugement », a-t-il ajouté.

D'après les informations de Mélissa Savoie-Soulières

Plus d'articles

Commentaires