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Les candidats du Saguenay-Lac-Saint-Jean courtisent les jeunes électeurs

Les candidats du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont en tournée pour obtenir la faveur des électeurs. Plusieurs vont rencontrer les étudiants dans les cégeps et à l'université. Ils veulent surtout les convaincre d'aller voter le 19 octobre.

Un texte de Mélissa Savoie-Soulières

Vers midi, au Cégep de Jonquière, il y a foule. Au milieu des étudiants, il y a Jean-François Caron, du Bloc québécois, et Karine Trudel, du Nouveau Parti démocratique.

La candidate en est à sa troisième visite au Cégep depuis sa nomination en avril. « Aujourd'hui, explique-t-elle, c'était de sortir le vote, les encourager à aller voter, les encourager à poser des questions, leur dire ce que le NPD a fait au cours des quatre dernières années, ce qu'on va pouvoir faire aussi parce qu'ils sont les travailleurs demain. »

À l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), deux autres candidats se partagent le centre social de l'établissement. La candidate bloquiste dans Chicoutimi-Le Fjord, Élise Gauthier, y est même avec quelques militants. Elle prend le temps de discuter avec les étudiants. « Les jeunes, tu ne peux pas leur imposer, affirme-t-elle. Plus tu vas leur taper dessus en imposant ce que tu veux, plus ils vont être réfractaires. Alors il faut que tu y ailles et que tu sois ouverte. »

Le libéral dans Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, est un habitué de l'Université. Depuis le début de la campagne, il y est venu une fois par semaine pour rencontrer les jeunes. Il est le candidat qui visite les étudiants le plus souvent. M. Lemieux a d'ailleurs été recruté par des jeunes. Il se plaît à raconter que ce sont eux qui lui feront remporter l'élection.

Approche différente pour les conservateurs

Les conservateurs, eux, ont choisi une approche différente. La candidate conservatrice dans Chicoutimi-Le Fjord, Caroline Sainte-Marie, affirme se mettre à la place des jeunes pour bien les comprendre. Elle rappelle qu'elle a déjà été étudiante, ce qui l'aide à bien saisir leurs préoccupations. Par contre, elle a choisi de ne pas effectuer de visite dans les établissements d'enseignement. Elle ne croit pas que ce type de visite est perçu positivement par les jeunes.

Verdict des jeunes

Tous les jeunes rencontrés sur place ont aimé être approchés par les candidats. « On est pris dans nos études et on va voir les grandes lignes, relate Guillaume Maltais, un étudiant à l'UQAC. Mais de voir que quelqu'un vient nous chercher, vienne nous intéresser, ça montre une certaine implication. »

Tous les candidats, sans exception, ont interpellé les jeunes sur l'importance d'aller voter. Aux dernières élections fédérales en 2011, seulement 38,8% des jeunes Canadiens âgés de 18 à 24 ans sont allés aux urnes. Chez les 25 à 34 ans, la proportion s'élève à 45,1 %. Le défi est donc de taille.

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