Depuis 2009, près d'une centaine de femmes ont été assassinées au Québec par leur conjoint ou leur ex-conjoint. La situation inquiète grandement les organismes qui viennent en aide aux femmes violentées.

« C'est très préoccupant, soutient la directrice générale du centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), Nathalie Lamy. On travaille fort pour faire de la prévention auprès des jeunes, pour pouvoir soutenir ces personnes qui sont confrontées à ces situations, mais on se rend compte finalement qu'on n'est pas encore arrivé au bout. La violence est toujours omniprésente. »

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, six maisons d'hébergement sont destinées aux femmes victimes de violence. Toutefois, il est difficile de répondre immédiatement à toutes les demandes puisque certaines résidences enregistrent un taux d'inoccupation de plus de 100 %.

« Ce que je vois, c'est un taux d'occupation qui est toujours grandissant. Nous ici, nous avons 11 lits subventionnés pour l'arrondissement de Chicoutimi uniquement et je peux vous dire que c'est insuffisant », affirme la directrice du Centre féminin du Saguenay, Marie-Claude Bouchard

Devant la demande importante, certaines femmes doivent attendre avant de recevoir les services dont elles ont besoin. Le Centre féminin du Saguenay a dû refuser 75 demandes depuis avril. Marie-Claude Bouchard estime que le gouvernement devrait investir davantage pour soutenir les victimes.

« Quand les femmes sont prêtes à aller vers les services, c'est maintenant qu'elles doivent avoir accès à des services parce que ça peut faire la différence pour elles et pour leurs enfants entre la vie et la mort. »

Les responsables des centres d'hébergement de la région espèrent que les mesures d'austérité gouvernementales épargneront leurs services. Ils espèrent que davantage de ressources seront mises à leur disposition pour éviter des drames.

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