Retour

Les chasseurs à l'arbalète manquent de pratique, selon des experts

La chasse à l'orignal à l'arc et à l'arbalète est autorisée depuis samedi dans la région et se poursuit jusqu'au 17 septembre. L'an dernier, au Québec, 2500 orignaux ont été abattus à l'arbalète.

L'arbalète est maintenant beaucoup plus populaire que l'arc. Des amateurs et intervenants en protection de la faune considèrent que les règles entourant l'utilisation de l'arbalète ne sont assez sévères.

D'après Marie-Josée Harvey, assistante à la protection de la faune à la zec Martin-Valin, les bêtes sont souvent blessées inutilement.

Une pratique non obligatoire

La Loi n'oblige pas les tireurs à l'arbalète à pratiquer sur des cibles pour obtenir un permis. Les archers doivent quant à eux obtenir des résultats concrets avant de pouvoir pratiquer leur sport.

« La parabole du projectile est très prononcée donc si la personne arrive en forêt et elle n'a pas pratiqué, ce n'est pas vrai que ça va tirer comme un laser à la bonne place », croit Pierre Tremblay, le président du Club des archers de Chicoutimi.

Des lieux d'entraînement rares

Il n'existe aucun couloir de tir à l'arbalète dans la région. Il y en a d'ailleurs très peu au Québec.

Selon Pierre Tremblay, les utilisateurs d'arbalètes devraient se regrouper pour former des clubs.

Par ailleurs, il estime que Québec devrait imposer des résultats sur cibles avant de leur accorder un permis de chasse.

Cette année, il est possible d'abattre le mâle, la femelle et le veau.

D'après les informations de Gilles Munger.

Plus d'articles

Commentaires