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Les chauffeurs d'autobus scolaires de Chicoutimi votent à l'unanimité pour la grève

Les chauffeurs d'autobus scolaires de Chicoutimi et des environs ont voté à 100 % pour un mandat de grève générale illimitée à déclencher au moment opportun.

Les syndiqués, qui avaient manifesté mardi pour leurs conditions de travail, ne veulent pas perdre leurs acquis et réclament un meilleur financement de la part du gouvernement. Leur convention collective est échue depuis le 1er juillet 2017.

Mercredi soir, 73 des 110 membres du syndicat du transport écolier du Saguenay-Lac-Saint-Jean étaient réunis en assemblée à Chicoutimi pour le vote.

Avec cette décision unanime, ils lancent un message clair à leur employeur.

« Si le vote a été aussi fort, c’est que le monde est comme tanné de reculer et là, on veut aller de l’avant. Avec le vote qu’on a, c’est un beau mandat qu’ils nous donnent pour aller négocier et pour rencontrer le gouvernement », explique le président du syndicat, Michel Gauthier.

Les membres refusent de consentir à une baisse de salaire de 10 % puisqu'ils estiment que l'employeur a toujours une marge de manoeuvre.

« Avec un vote de grève de 100 % comme ça, les choses vont bouger. Beaucoup de gens attendaient notre vote pour voir vers quoi on se dirigeait », ajoute un autre syndiqué.

Ce vote de grève vise aussi à faire pression sur le gouvernement. Les syndiqués demandent à Québec des enveloppes dédiées, fermées et bonifiées pour le transport scolaire.

Un casse-tête pour les parents?

Pour les parents ce mandat de grève risque toutefois de compliquer les choses. Si les chauffeurs d’autobus scolaires entrent en grève, ce sont les parents qui devront gérer les déplacements de leur enfant.

« On ne sait pas quand ça va être déclenché, mais quand on va dire : "cette journée-là on fait la grève", il va falloir que les parents voyagent leurs enfants et les amènent à bon port. […] Il n’y a pas de service essentiel pour le transport présentement », précise Michel Gauthier.

Aucune négociation en vue

Aucune autre séance de négociations n’est prévue pour l'instant. Avant la tenue du vote, le syndicat et l'employeur s'étaient rencontrés afin de discuter de nouveau. Cette rencontre n'aurait rien changé, précise le président du syndicat.

Pour le moment, aucune date n'a été avancée par le syndicat concernant le déclenchement d'une grève.

« On ne sera pas tout seul, jusqu’au 27 avril, d’autres syndicats vont voter pour ces mandats-là et ça se peut que ce soit tout le monde ensemble qu’on aille vers une grève », note Michel Gauthier.

La soixantaine d'employés d'Intercar à Jonquière, qui ont quant à eux manifesté la semaine dernière, tiendront un vote de grève générale illimité la semaine prochaine.

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