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Les classes de maternelle 4 ans de la région en manque d'inscriptions

La moitié des nouvelles classes de maternelle 4 ans, annoncées en juin par Québec, seront créées pour la rentrée scolaire.

Sur les 100 classes, 11 devaient voir le jour dans les milieux les plus défavorisés de la région.

Manque d'inscriptions

Les commissions scolaires de la région concernées n’ont cependant pas reçu suffisamment d’inscriptions pour aller de l’avant avec ces nouveaux programmes.

Elles ont appris le 12 juin qu’elles obtenaient l’aval du ministère de l’Éducation pour ces classes.

« Le 12 juin, c’est très tard. Souvent, les parents pensent plus aux vacances qu’à inscrire leurs enfants à l’école. […] J’espère que l’an prochain, nous aurons une réponse plus tôt », Roxanne Thibeault, président de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean.

Chaque classe devait compter au minimum six enfants et au maximum dix-sept.

Pour l’instant, seules les écoles de Saint-Sacrement à Alma, Bon Conseil à Hébertville-Station, Saint-Gérard à Desbiens et Bon-Pasteur à Sainte-Monique ont réussi à obtenir le minimum d’inscriptions.

Plusieurs places peuvent toutefois encore être comblées.

Inscriptions toujours acceptées

La Commission scolaire du Pays-des-bleuets, qui devait ouvrir une classe, n’a pas encore réussi à convaincre assez de parents dans l’une ou l’autre des écoles primaires de Saint-Hedwige ou Girardville.

« S’il y a des parents intéressés, ils peuvent toujours se manifester et nous serons très heureux de prendre leurs inscriptions », invite Chantale Simard, la directrice au Service à l’enseignement de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets.

Pour sa part, la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay ouvrira deux classes de maternelle 4 ans à Saint-David-de-Falardeau et à l’Anse-Saint-Jean.

« Ce ne sont pas des milieux populeux et les gens savent que la maternelle 4 ans n’est pas obligatoire », souligne Hélène Aubin, porte-parole de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

Choisis par codes postaux

Les commissions scolaires réclament plus de souplesse de la part du ministère de l’Éducation dans l’application des critères de sélection.

Les élèves sont actuellement choisis selon leurs codes postaux, préétablis par quartiers jugés défavorisés.

« Quand on parle des codes postaux, c’est quand même limité. Ça peut être le voisin à côté qui n’a pas le droit », déplore Roxanne Thibeault.

Des résultats concrets

Tous s’entendent cependant pour dire que ce programme a fait ses preuves et qu’une fois implanté.

« On a noté une augmentation à 90 % du taux de réussite chez les jeunes en mathématique et en français », a rapporté Hélène Aubin.

D'après le reportage de Priscilla Plamondon-Lalancette

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