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Les coupes au CIUSSS dénoncées par les médecins omnipraticiens

La Fédération des médecins omnipraticiens du Saguenay-Lac-Saint-Jean dénonce les coupes de 15 millions de dollars dans le réseau de la santé et des services sociaux de la région.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean prévoit, entre autres,réaliser des économies de 581 000 $ avec la mise en place du projet Optilab.

Cette mesure entraîne la centralisation des examens de laboratoire à l'hôpital de Chicoutimi. Certaines analyses urgentes seront encore faites dans les milieux hospitaliers.

Les médecins de famille ne voient pas ce projet d'un bon œil. Le président régional de la Fédération, Olivier Gagnon, est préoccupé par plusieurs éléments.

« Le délai, la qualité du spécimen, l'exactitude du résultat, énonce-t-il. Je pense que chacun des médecins s'attend à avoir un résultat de qualité dans un délai adéquat qui serait justifié par la condition du patient et non pas le site de provenance du prélèvement. »

Le projet Optilab suscite également des craintes chez les oncologues et les hématologues. L'Association des médecins hématologues et oncologues a d'ailleurs mis en garde le ministre de la Santé, à ce sujet, dans une lettre ouverte.

Toutefois, le chef du département de biologie médicale au CIUSSS, le Dr Doria Grimard, tente de calmer le jeu.

Il est convaincu que la centralisation des laboratoires n'affectera en rien la qualité des services. « Il faut tenir compte que tout ça, c'est toujours dans l'intérêt du patient, souligne le Dr Grimard. Il ne faut pas que le patient et le clinicien voient la différence. On travaillait déjà en harmonie avec l'ensemble des autres laboratoires. On avait déjà fait des optimisations. On va aller un peu plus loin, mais toujours avec une préoccupation d'abord et avant tout clinique. »

Transfert des travailleurs sociaux

Par ailleurs, le président de la Fédération régionale des médecins omnipraticiens déplore aussi le transfert de travailleurs sociaux vers les groupes de médecine familiale (GMF).

Olivier Gagnon se dit prêt à travailler avec eux, mais aurait voulu choisir le type de professionnels avec qui travailler. Il demande aussi un ajout de services plutôt qu'un transfert.

« Malheureusement, le ministère a décidé d'imposer des choix, affirme le Dr Gagnon. Entre autres, le travailleur social, les médecins pensent quand même que ça peut être pertinent d'avoir ces professionnels-là à leurs côtés. Malheureusement, le ministère a décidé de ne pas faire d'ajout dans le réseau comme tel. Ç'a été dénoncé, ça va être à surveiller de près. Il ne faut certainement pas fragiliser le milieu pour aller en garnir un autre. »

Dans la région, 17 des 42 travailleurs sociaux sont transférés dans les GMF et un poste sera aboli.

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