Depuis les derniers mois, les délais de traitement s'étirent au Bureau du coroner et le nombre de dossiers en attente a rarement été aussi élevé. Une situation qui affecte particulièrement les familles des défunts qui attendent des réponses et des recommandations.

Les proches des victimes d'accidents ou de crimes qui font l'objet d'une enquête de coroner doivent s'armer de patience au Québec.

Le temps moyen de traitement est passé de près de 11 mois en 2016 à 12 mois et demi pour l'année 2017.

Présentement, 1370 dossiers sont toujours en attente de traitement avant d'être rendu publics.

Une attente difficile pour les familles

Michel Leroux, dont le fils Thierry a été tué en février 2016 lors d’une intervention policière à Lac-Simon, a attendu pendant de nombreux mois le rapport du coroner. Le père a dû patienter jusqu'en septembre 2017, soit 19 mois plus tard, avant de prendre connaissance du rapport sur le drame.

« On a un deuil à vivre, on a une tragédie à traverser puis, en plus, il faut faire les démarches pour avoir les informations puis avoir les détails »,précise-t-il.

La responsable des communications au Bureau du coroner, Chloé Bernier-Caron, précise que plusieurs éléments expliquent ces délais.

« Il y a une période de rodage qui n'est pas tout à fait complétée au niveau d'un nouveau système informatique qui a été implanté. Il y a également une augmentation du nombre d'investigations dans les dernières années, qui fait qu'évidemment il y a plus de dossiers à traiter. On a aussi un resserrement au niveau des critères de qualité. »

Il y a actuellement 78 coroners au Québec, mais seulement huit d'entre eux travaillent à temps plein pour l'État.

Ces médecins ou juristes colligent des données policières, médicales et légales pour rédiger un rapport sur les causes du décès et font des recommandations pour éviter de futurs drames. Un processus méticuleux, long et souvent pénible pour les proches des victimes.

« Tous nos efforts sont déployés afin de réduire nos délais, apporter des réponses et on demande aux coroners en cours d'investigation d'informer les proches dès qu'ils reçoivent un résultat d'expertise, lorsqu'il y a du nouveau dans le dossier de leur proche au moins pour les tenir informés de l'évolution du dossier et c'est important, les familles ont de grandes attentes envers les coroners », ajoute Chloé Bernier-Caron.

On estime qu'il y a environ 5000 dossiers par année qui sont signalés au Bureau du coroner, ce qui représente près de 8 % des décès au Québec.

D'après le reportage de Frédéric Tremblay

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