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Les élus du nord du Lac-Saint-Jean veulent être entendus

Le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, et le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, disent avoir de la difficulté à se faire entendre des instances régionales, où ils sont sous-représentés.

Les deux représentants du nord du Lac-Saint-Jean ont fait cette sortie au Cercle de presse du Saguenay, mercredi.

Richard Hébert donne l'exemple del'absence de représentant de la MRC Maria-Chapdelaineau conseil d'administration du nouveau Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux (CIUSSS), qui a été perçue comme un ultime coup bas. Il aimerait se sentir un peu plus « maître chez lui », dit-il.

Critiques envers Rio Tinto

Richard Hébert et Jean-Pierre Boivin déplorent également les relations tendues avec Rio Tinto. « Ils ont des méthodes maintenant un petit peu cavalières. Dans toutela saga du chemin de Péribonka, j'ai même reçu une lettre où ils me disent : on ne se mêlera pas de votre administration, mais vous devriez peut-être faire ça », raconte le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine.

Ils profiteront du renouvellement du décret de Rio pour demander à Québec qu'un comité de citoyens et d'élus puisse avoir un droit de gestion sur le lac Saint-Jean.

Rio Tinto a rapidement réagi aux critiques du maire de Dolbeau-Mistassini et du préfet de la MRC Maria-Chapdelaine. Selon la porte-parole de la multinationale, Xuân-Lan Vu, Rio Tinto est ouverte au dialogue et effectue correctement les travaux sur les berges.

« Le programme de stabilisation des berges existe depuis 30 ans, on a investi 100 millions de dollars dans ce programme-là pour les travaux, explique-t-elle. On a une équipe qui est ouverte au dialogue, qui est présente sur le terrain aussi pour échanger avec les riverains et discuter des différents enjeux. »

Industrie forestière

Par ailleurs, les difficultés qui frappent l'industrie forestière sont une grande préoccupation pour les élus du nord du Lac-Saint-Jean. Ils estiment qu'une diminution du coût de la fibre et un nouveau régime forestier sont nécessaires pour assurer la pérennité de l'industrie dans leur secteur.

Ils misent sur la construction de la minicentrale hydroélectrique de la Onzième Chute, sur la rivière Mistassini, qui offre un potentiel de développement à saisir.

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