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Les investissements de Rio Tinto se font attendre par le syndicat d'Alma

Le président du syndicat des travailleurs de l'aluminerie d'Alma, Alexandre Fréchette, estime que les conditions gagnantes sont réunies pour que Rio Tinto annonce les investissements attendus dans la région.

« Jusqu'à tout dernièrement, on nous disait que le marché n'était pas bon. On trouvait toutes les défaites possibles. Coup de théâtre, on nous double les profits nets », a déploré Alexandre Fréchette en entrevue à Café, boulot, Dodo.

Mercredi, Rio Tinto a annoncé que sa division aluminium a généré des revenus nets de 760 millions de dollars au cours des deux premiers mois de l'année.

Ces résultats sont deux fois plus élevés que ceux de la même période de temps l'an dernier.

Le chef syndical estime que l'entreprise ne peut plus se cacher derrière la concurrence chinoise ou la crise des prix de l'aluminium pour retarder encore l'annonce de nouveaux projets.

Parmi ceux-ci, on compte la phase 2 à l'aluminerie Alma et les phases deux et trois de l'usine AP60 de Jonquière, qui sont attendues depuis l'entente de 2006 avec le gouvernement du Québec.

En juin, lors de la visite dans la région des membres du conseil d'administration de Rio Tinto, le chef de la direction, Jean-Sébastien Jacques, a rappelé que l'entreprise ne fera pas d'investissements à court terme dans la région.

Réaction du premier ministre

De passage au Lac-Saint-Jean, le premier ministre, Philippe Couillard, a rappelé que le gouvernement est prêt à aider la multinationale dès que sa direction voudra investir dans de nouveaux projets.

« Je pense que [la direction de Rio Tinto] veut se voir dissiper l'incertitude liée à l'accumulation de l'aluminium sur les marchés internationaux, notamment en provenance de la Chine », a fait valoir le premier ministre.

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