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Les moments forts de la Traversée du lac Saint-Jean en images

La Traversée du lac Saint-Jean est une épreuve mythique. 32 kilomètres de souffrance, de froid, d'efforts et d'espoir. Pour la 62e édition, samedi, 25 courageux ont sauté à l'eau au petit matin. Radio-Canada a eu un accès privilégié aux nageurs. Retour en images sur une traversée riche en émotions.

Un photoreportage de Vicky Boutin

Rituel matinal

Une heure avant le grand départ, les nageurs et les nageuses s'habillent, se préparent, se concentrent. Le rituel veut aussi qu'on les marque d'un numéro. Dehors, le matin est encore frais et on les voit frissonner. La tension grimpe d'un cran alors que les minutes au sablier s'écoulent.

Dernière dose d'énergie

Une foule impressionnante est rassemblée au quai de Péribonka pour voir et admirer ces gladiateurs des temps modernes qui feront du lac leur arène. Un à un, ils sont présentés à la foule et applaudis. Provenant des quatre coins du monde, plusieurs nageurs sont manifestement émus.

L'heure approche

Moins de dix minutes avant le départ, la tension est bien installée. Regroupés près du quai, les nageurs ajustent leur maillot, échauffent leurs muscles, visualisent leur course. Certains regardent au loin, tentent de s'isoler et de faire abstraction des concurrents. D'autres rigolent, encouragent leurs camarades. Tous combattent la même anxiété, celle qui précède les premières brasses.

À l'assaut du lac

Le départ est imminent, il faut plonger. Des nageurs risquent un orteil, un pied... avant de sauter tout droit dans l'eau glacée. Ce matin dans la rivière Péribonka, le mercure indique 16 degrés Celsius (61 degrés Fahrenheit).

Premières brasses

Le signal de départ est donné. Les nageurs s'élancent. L'eau est froide et plusieurs accélèrent la cadence pour se réchauffer et distancer les adversaires. Déjà, l'Américain Alexander Meyer prend la tête du peloton.

Efforts soutenus

Vu de l'extérieur, le spectacle est impressionnant : les nageurs sont au coude-à-coude, encadrés par un cortège d'embarcations. Ils vont vite, très vite. À quelques mètres d'eux, l'effort semble déjà surhumain. Le rythme est donné et certains peinent à suivre le bal.

Spectateurs attentifs

La foule massée tout au long du quai de Péribonka regarde les nageurs franchir leurs premiers mètres. Pas un ne laisserait tomber sa veste pour sauter dans l'eau froide...

Pause santé

Les nageurs doivent s'hydrater et manger pour tenir le coup. Ils ne s'arrêtent que quelques secondes pour prendre ce que leur entraîneur leur glisse au bout d'une perche.

Travail d'équipe

Dans la chaloupe, le guide a un rôle clé pour mener le nageur dans cet immense lac. L'entraîneur a lui aussi un rôle de premier plan. Il renseigne son protégé sur le peloton et sur sa stratégie. Alexander Meyer a choisi une véritable légende pour l'épauler : l'Américain Paul Asmuth, vainqueur de la traversée à trois reprises, le suivra pendant 32 kilomètres.

La fête commence

Pendant ce temps à Roberval, de l'autre côté du lac, les spectateurs s'agglutinent peu à peu sur le quai. Les nuages ont laissé place au soleil. Le lac est calme et a revêtu son bleu royal pour la grande finale. Les nageurs s'approchent à grande vitesse.

Détente

Il y a de l'action partout. Deux scènes cocasses attirent mon objectif. Pendant que les nageurs s'épuisent au milieu du lac, deux jeunes se prélassent au soleil dans des fauteuils gonflables en les attendant.

À quelques pas de moi, je surprends le maire de Roberval, Guy Larouche, adepte des médias sociaux, en train de se prendre en photo avec la perruche d'un caméraman...

Arrivée triomphale

Puis, au bout de 6 heures 27 minutes, Alexander Meyer surgit dans la rade. Il a dû laisser la tête de la course à ses adversaires en chemin, mais revient en force depuis quelques kilomètres, non sans effort. Ses derniers mètres vers la plaque d'arrivée se font sous un vacarme de cris et d'applaudissements, et cette fameuse musique qui accueille chaque vainqueur de la Traversée. Le moment est magique. 

Essoufflé et grelottant, Meyer sort de l'eau, se tourne pour saluer la foule, et montre le poing en signe de victoire. Il a peine à y croire lui-même.

À peine quelques instants plus tard, il tombe dans les bras d'un ami. Le sourire sur son visage témoigne de l'exploit qu'il vient d'accomplir. Il remporte l'épreuve à sa première et unique participation, lui qui avait choisi cette course pour tirer sa révérence.

Le nouveau champion écrit l'histoire, mais le reste du peloton, du premier au dernier nageur, mérite les honneurs pour s'être lancé dans l'aventure. Les spectateurs les applaudissent d'ailleurs jusqu'à la dernière brasse.

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