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Les projets d’Arianne Phosphate et de Mines Arnaud pourraient être retardés par la chute des prix de l’apatite

La situation économique en Russie pourrait avoir pour effet de repousser la réalisation de deux projets miniers au Québec : ceux d'Arianne Phosphate, au lac à Paul, à 200 km de Saguenay, et de Mines Arnaud, à Sept-Îles.

Ces deux entreprises comptent exploiter des gisements d'apatite, un minerai dont on extrait le phosphate utilisé dans la fabrication d'engrais.

Or, selon Réjean Girard, géologue à l'emploi de l'entreprise IOS Services Géoscientifiques, basé à Saguenay, le prix de l'apatite est en chute libre, résultat de la pression à la baisse exercée par le principal producteur mondial, la Russie.

« C'est très difficile si actuellement les prix pour vendre les produits subissent des pressions à la baisse », constate Réjean Girard, qui estime cependant qu'il s'agit d'une situation temporaire causée par l'essoufflement économique de la Russie. « C'est complètement artificiel », conclut-il.

Le géologue soutient par ailleurs que les deux projets miniers sont complémentaires. La réalisation de l'un devrait faciliter la concrétisation de l'autre.

Il prend exemple sur le développement de l'industrie du fer sur la Côte-Nord.

Il rappelle que l'implantation de l'Iron Ore dans les années 50 a attiré d'autres entreprises. Il croit que le même phénomène pourrait survenir avec l'exploitation de l'apatite.

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